Fille de la Fantaisie

Imaginez huit filles qui se retrouve par un coup du sort dans un monde inconnue pour elle? Bienvenue dans l'histoire de "Fille de la Fantaisie".

14-08-2006

Quelques dessins...

Ceux qui sont avec du crayon bleu seront mis en couleur...

asu043_copie 

Asuka et Holy Flame (probleme de proportionnalité de la part d'Holy qui est censé avoir la tête aussi longue qu'un camion...)

dragonillus

Deep Dark, Holy Flame.

DD_HF028

Essai pour Holy Flame

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Gabin sauf qu'il fait pas son âge (bouh)

mage035

Motif du bâton des Mages Blanc

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Mimiko et les os de Deep Dark

mi050

Recherche pour l'habits des Invoqueurs

Shin031

Recherche pour Shinobu

Shin032

Toujours recherche pour Shinobu

shin047

Encore recherche pour Shinobu

Umi030

Recherche pour Umi.

Et voila pour l'instant!!!

Mimiko.

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Chapitre 6: Où on en apprend des choses!

♫Filles de la Fantaisie♫

Auteur: /Elle est partie se cacher parce qu’elle a relue le dernier chapitre et qu’elle a honte/

Série: The little Mermaid… Ah non c’est pas vraiment ça.

Genre: J’aimerais classer ça dans le « stupide »

Couple: SébastienxProf J ??? (Ah non le seul rapport c’est la pince…), mouais Gabin tente toujours de faire flancher Kittie.

Disclaimer: Tout les personnages cité appartiennent aux G.girls ou s’appartienne eux même, faut voir. Gabin est mien^^.

Disclaimer2: Sébastien et Ursula toujours à Mr Disney, Davy Jones à Walt Disney aussi.

Sébastien avait entraîné les jeunes filles dans le bâtiment principal des ruines : une espèce de temple romain envahi d’amphores et de vases brisés. Ils s’assirent autour d’une table sur des anémones de mer : presque tout le mobilier aquatique se révélait être fait de coquillage ou de plantes aquatiques qui se tenait déjà sur place.

-Par où voulez-vous que je commence ? Demanda le crabe en attrapant un escargot qui grimpait sur la table.

Les filles se consultèrent du regard : des questions fourmillaient dans leurs têtes, certaines sans queues ni tête ni raison d’être dans le monde normal.

- Où sommes-nous vraiment ? Demanda Naru.

-Je vous l’ai déjà chanté ! Vous voulez que je recommence ?

-NON ! Firent de concert Shinobu et Umiko.

-Cet… endroit ( ?) il n’a pas de nom ? Nous sommes sous quel océan ? Précisa la brune.

-Ah non ! Nous ne sommes pas à l’Endroit ! Nous sommes plus prés de l’Envers ! Et cette ville est notre capitale : Atlantis et nous sommes dans l’Océan des Perles, corrigea Sébastien d’un air affolé.

-Je ne suis pas forte en géographie mais je n’ai jamais entendu parler de l’océan des Perles, réfléchit Naru en triturant nerveusement son chapeau noir de sorcière.

-Moi non plus, ajouta Shinobu. Umiko ne fit, elle, aucune réflexion, car elle passait ses cours de géo à regarder par la fenêtre ou à rigoler avec ses copines. C’est proche de quel continent ?

- De l’Envers, répéta Sébastien en engloutissant son quatrième escargot sous l’air dégouté d’Umiko.

-Qu’est ce que c’est que ça, « l’Envers » ? Demanda cette dernière. Elle reçut en réponse un regard horrifié de la part du crabe :

-Vous ne savez pas ce qu’est l’Envers ?!?!?!?!?!?

-Euh non.

-Mais tout le monde sait ce que c’est !

-Oui mais pas nous, grogna Naru qui n’aimait pas sa façon de mettre en évidence son ignorance.

-L’Endroit et l’Envers sont les deux continents principaux de notre monde !

Il y eu un moment de flottaison (c’est le cas de le dire puisqu’elles sont sous l’eau !) avant qu’elle n’assimile la phrase et toutes ses implications :

-QUUUOOOOAAAAA ?!?!?

/ Cri retentissant jusqu’à un bateau de pirates aux voiles noires avec un capitaine tellement effroyable que l’enfer l’a immédiatement recraché : « Que se passe-t-il ? C’est encore le Kraken ????? »/

-Attendez Mr le Crabe…Commença Shinobu.

-Sébastien.

-Oui c’est ça, et l’Amérique ? L’Europe ? L’Asie ? L’Océanie ? Ca ne vous dit rien ?

-Non. Ce sont vos amis ?

-Pas vraiment, non…Shinobu se pencha vers ses deux comparses à voix basse : Vous croyez qu’on est en plein milieu de l’Atlantique et qu’on a découvert Atlantis mais que ça fait si longtemps qu’ils ne sont pas revenu à a surface qu’ils ne savent pas que le monde à changé ?

-C’est une possibilité mais ça n’explique pas l’existence de dragons, d’eaux respirables, de crabes parlants et de sirènes, répliqua Naru.

-Puisque vous n’avez l’air de rien connaitre, je vais vous raconter l’histoire de notre monde, proposa Sébastien.

-Faîtes donc.

-Notre histoire commence avec un lever de soleil. Pas n’importe quel lever de soleil : le tout premier. Il fut accompagné du premier vol d’un des dragons les plus puissants de notre monde, Holy Flame qui dormait jusqu’alors sur la terre. La terre était divisé en deux continents séparé de chaque côté de la Planète, et la terre qui connu le premier rayon de soleil fut appelé « l’Endroit » de la Planète…

-Si le soleil s’était levé de l’autre côté, ça n’aurait pas été le cas ? Demanda Umiko.

-Exact. Mais ne me coupez pas s’il vous plait sinon je vais m’emmêler les pinces. Au bout d’une journée, le soleil se coucha sur l’Endroit et il se leva de l’autre côté de la planète, accompagné d’un autre dragon qui y dormait, son nom est Deep Dark, cette terre fut appelé « l’Envers ».

-C’est compliqué votre truc.

-Absolument pas. Depuis ce jour, quand la nuit tombe sur l’Endroit, le jour se lève sur l’Envers, et inversement.

-Et la seule différence entre les deux continents c’est un levé de soleil ! Dit Naru, un brin sarcastique.

-Absolument pas. Tout différencie les deux continents, c’est pour ça qu’il y a la Guerre.

-Il y a une guerre ?

-Pas UNE guerre, mais LA Guerre. Cela fait une éternité qu’elle dure !

-Comment cela ?

- La principale rivalité entre l’Envers et l’Endroit est une question philosophique qui est apparu quand l’Envers s’est mécanisé, informatisé et tout ce que vous voulez. Les grands de l’Endroit se sont mit à dire que cela ferait disparaitre la Magie de notre monde. Ils ont ordonné à l’Envers de stopper leurs avancées technologiques. Et évidemment, le gouvernement de l’Envers à refusé. Depuis il y a la Guerre.

-La magie ? Fit Naru.

-Oui la magie. 

-Ca existe vraiment ?

-Evidemment.

-Ouah, s’exclama Umiko qui semblait être la seule à trouver ce que disait Sébastien palpitant.

ooOOoo

-C’est incroyable, murmura Kitsune en traçant du doigt la petite île de Traverse sur le plan que Gabin tenait affiché sur un mûr. La carte était immense, présentant aussi bien l’Endroit que l’Envers, avec de jolis petits dessins qui désignaient les villes, les montagnes et même certains monstres.

Le doigt marmoréen de Gabin se posa sur le dessin d’une espèce de château en pleins milieu du continent de l’Endroit :

-L’école de magie où j’ai passé toute mon enfance, lui indiqua t’il, c’est dans la ville d’Izmer.

-C’est loin d’ici, remarqua-t-elle, pourquoi es tu venu t’installer à Traverse ?

Ils étaient dans la maison de Gabin, ou plutôt, l’appartement personnel de Gabin. C’était un haut bâtiment assez étroit dans un style gothique qui détonnait à côté des appartements d’un genre parisien qui remplissaient le quartier d’habitations des humains. En chemin, Kitsune avait essayé de s’imaginer la maison de Gabin. Elle en avait conclu que ce devait être une petite chaumière passablement mal entretenu avec pleins d’objets inutiles et encombrants tout en vrac dans les pièces. Mais non, Gabin avait des serviteurs pour s’occuper du ménage et du rangement, les pièces étaient bien éclairée, accueillantes, joliment décorée et meublé. On la fit attendre dans un petit salon en attendant que le « seigneur Gabin », ça lui avait arraché un sourire moqueur, est fini sa consultation.

-En fait les Mages Blancs sont des espèces de docteur, se dit-elle en observant les lieux. Elle s’arrêta devant un tableau, puis devant des appliques en bronze façon vieux château, et alors qu’elle se demandait comment on allumait ces lumières en touchant l’objet, une partie de l’applique lui resta dans les mains avec un bruit sonore qui résonna.

Elle s’empressa de cacher le morceau sous le sofa ni vu ni connu, avant de continuer son observation.

-Tu as l’air étonné ma jolie. Tu t’attendais à une vieille baraque en ruine ?

Kitsune se retourna vers le mage qui se tenait dans l’embrasure de la porte et qui l’observait à toute son aise.

Maudit soit les stéréotypes. Elle eut un reniflement dédaigneux pour la tenue de Gabin qui ne portait pas la tenue traditionnelle, mais une chemise blanche aux larges manches tombantes et  attaché à son cou par un lâche et fin ruban noir, il avait à ses mains des courts gants de la même couleur et en bas un simple pantalon noir. Ces longs cheveux blonds lui tombaient sur l’épaule et étaient attaché d’un ruban rouge.

Il faisait très…noble.

-Je vois que tu as mis ta tenue, lui lança t’il en s’approchant.

-Je vois que tu ne l’as pas mis, répliqua Kitsune en s’éloignant. Elle n’avait aucune confiance en Gabin.

-Ce n’est pas toujours utile, surtout quand je suis à demeure, déclara Gabin dont le regard s’était refroidi en voyant Kitsune le fuir.

Il se laissa tomber sur la causeuse. 

-Ta consultation, c’était quoi ? Demanda-t-elle alors qu’un serviteur amenait un plateau de thé sur la table qui faisait face à l’homme.

-Un cas pas très grave de brûlure : un gamin qui s’était éloigné de la ville et qui a été attaqué par un Bombafeu.

-Le travail des Mages Blancs c’est donc de soigner les gens.

-Non, affirma Gabin en servant le thé, la magie blanche ne guérit pas les maladies, à part les altérations d’état, la fièvre et la gueule de bois.

-La gueule de bois ?

-Oui, ça peut être utile, fit il avec un sourire moqueur, puis en tapotant la place à côté de lui : Allez viens t’asseoir pour boire ton thé, c’est à l’acajou.

Kitsune considéra un instant avec méfiance le mage : à part les serviteurs, ils étaient seuls chez lui, elle n’avait pas envie de tenter le diable.

-Tu sais très bien qu’on en a pas le droit, nous les mages, lui rappela Gabin, plus blessé qu’il n’en laissait paraître.

-Oui mais qui me garantie que tu te tiendras à carreau pour le reste ?

-La dernière fois c’était pour rire !

-Tu as un drôle d’humour.

-Bon écoute je suis affreusement navré, excuse-moi de t’avoir touché, maintenant viens t’asseoir.

La jeune fille hésita encore un instant, puis avisant l’air boudeur du mage, elle décida d’accéder à sa requête.

Elle n’avait jamais pensé qu’on puisse faire du thé à l’acajou, mais en goutant le liquide encore trop chaud du bout des lèvres, elle le trouva bon, même si elle se demandait si ça devait vraiment avoir ce goût là.

Un silence un peu embêtant c’était installé alors, les traits du visage de Gabin ne s’était pas déridé, il regardait le thé ambré tourner dans sa tasse.

Ca craint, il boude, pensa Kitsune en le regardant et en cherchant désespérément un sujet de conversation. De toutes les questions qu’elle se posait, il n’y en avait aucune qui venait naturellement se mettre en évidence. Comme si la trop proche présence de Gabin empêchait Kitsune de réfléchir normalement et posément.

-C’est quoi l’endroit et l’envers ? Demanda-t-elle sans réfléchir. Vraiment sans réfléchir, car elle trouvait sa question, une fois formulée, vraiment sans sens. Pourtant Gabin lui envoya un regard plus qu’étonné.

-Par les cornes d’Holy Flame ! Kit, tu viens de quel village pour me poser cette question ?

-D’un village très isolé, répondit elle en se souvenant du mensonge qu’elle lui avait servi hier.

Aussitôt il l’avait entrainé derrière lui dans sa bibliothèque (oui, il a une pièce bibliothèque rempli de livre dans son appartement de trois étages !) devant la gigantesque carte et lui avait raconté toute l’histoire.

Maintenant Kitsune savait qu’elles ne trouveraient pas Toulouse en affrétant un bateau.

-Les mages blancs, une fois leur apprentissage terminé, parcourent le Monde à la recherche de ceux qui peuvent avoir besoin d’eux. Moi je me suis établi à Traverse parce qu’il y a toujours des accidents ici et là. De plus tous les habitants me connaissent et viennent directement ici quand ils ont des problèmes. C’est comme ça que j’ai réussi à ramasser une petite fortune.

-Ah, alors t’es pas un fils de riche comme je l’avais pensé.

-Mes parents sont poissonniers, l’informa Gabin avec un rictus mauvais.

-Oh. C’est bien poissonniers, c’est utile, déclara Kitsune qui ne savait pas comment interpréter le sourire qu’arborait le mage, ni le petit éclat rire qu’il eut en entendant sa réponse.

-Ils ont pas hésiter une seconde à vendre leur fils unique à l’école de magie, souffla Gabin avant de continuer sans laisser le temps à la jeune fille de dire quoique ce soit. En même temps je vaux pas mieux qu’eux puisque je suis en train de t’utiliser à mon bénéfice…

-Comment ça ? Le questionna Kitsune en fronçant les sourcils.

Gabin la regarda gravement un instant avant de se plaquer contre le mur et de tourner la tête vers la haute fenêtre prés de lui :

-Je veux devenir Archimage.

-Archimage ?

-C’est le grade au dessus de mage. Il y a apprenti (toi), Mage (moi) et Archimage (moi futur, enfin j’espère).

-Et quel rapport avec moi ?

-Pour être Archimage il faut avoir éduqué un élève. Seulement il y a très peu d’Archimage, une vingtaine, car ils ont créé l’école de magie où vont tous les apprentis. Les apprentis préfèrent l’école de magie car ils ont plusieurs professeurs, alors les Mages qui veulent devenir Archimage ne trouvent pas d’élève.

-C’est pour ça qu’en apprenant que je ne savais pas utiliser la magie tu as sauté sur la chance d’avoir une élève.

- Oui, avoua-t-il avec un ton honteux.

-Eh bien alors qu’est ce que t’attends pour m’apprendre à l’utiliser !

Il se retourna vers elle avec sa tête ahuri qu’elle commençait à connaître.

-Je m’en fiche que tu te serves de moi. Tant mieux, d’une certaine façon, car je n’avais rien pour payer tes cours.

-Alors tu veux bien de moi comme maître ?

-Oui.

Elle fut contente de voir l’homme la regarder avec un sourire franc dénué de sous entendu.

C’est vrai qu’il ressemble à un ange, songea t’elle en repensant à ce qu’avait dit Isaka.

Elle fut interrompue par un gros livre qu’elle reçut dans l’estomac et qui la fit tomber à terre.

-Ouch ! Ca fait mal !

-Pour commencer tu vas apprendre par cœur les quelques vingtaines de formules du chapitre sur les coupures et déchirures, déclara Gabin, après je t’apprendrais comment concentrer ta magie en un seul point pour l’infuser dans un autre corps.

-Hein quoi ? S’exclama Kitsune en ouvrant le grimoire rempli d’une écriture gothique dont la langue lui était inconnu. Mais je savais pas qu’il y avait des trucs à apprendre !

-Qu’est ce que tu croyais ? Qu’il suffisait d’agiter les mains en tonnant abracadabra ? Répliqua Gabin d’un air malicieux.

Maudit soit les stéréotypes, se répéta Kitsune en s’installant sur la table de travail, le livre ouvert devant elle pendant que Gabin allait prendre un bain.

ooOOOoo

Naru laissa reposer les rênes de son hippocampe avant de l’attacher à un récif de corail dans un lieu qui lui semblait abrité. Mais en regardant au dessus d’elle, elle eut la nausée en voyant les cadavres de bateaux traversés par des groupes de requins marteaux.

Faîtes qu’ils ne m’aient pas remarqués ! Souhaita-t-elle en s’accrochant à ses connaissances sur les requins et sur le fait qu’ils étaient aveugles. Mais l’étaient-ils aussi dans ce monde ? Naru aurait bien aimé le savoir. Après tout elle avait chevauché sur un hippocampe toute la matinée pour voir cette personne qui pouvait la renseigner sur le statut de Mage Noir. Le barbu et le crabe d’hier avaient été très mystérieux sur cela. Et puis sa curiosité était piquée.

Devant elle se tenait la grotte sous-marine que lui avait décrite Sébastien, sombre et inquiétante avec des murènes dans des trous.

Sur un panneau à côté, il y avait écrit : « Attention, repère d’Ursula ». Elle n’y fit pas attention.

Son bâton un peu inutile devant elle, elle s’engouffra dans les ténèbres et nagea droit devant elle pendant un long moment.

Tout d’un coup des lumières s’allumèrent dans la pièce où elle se tenait. Elle se trouvait face à une face de poulpe.

/ Cri qui retenti jusqu’au bateau avec des voiles noires et avec […] a immédiatement recraché : « Pourquoi toujours nous ???? »/

-Qui êtes-vous ? Glapit-elle une fois sa voix retrouvée.

L’homme (si s’en était un) avait une figure molle, un nez figuré par une bosse, des yeux mouillés (d’une certaine façon c’est un pléonasme puisqu’ils sont sous l’eau), une barbe de tentacules, un tricorne usés, des habits défraichis et des pinces à la place des mains.

-Tu as déjà entendu parler de Davy Jones ?

-Euh non…

-Ah… Bein c’est moi.

-Que faîtes vous là ? Je cherche la sorcière.

-Je remplace Ursula qui a été tridentifié. Entre pieuvre on se devait bien ça.

Naru ôta de son esprit la scène étrange d’Ursula et Davy Jones dansant la carmagnole ensemble avant de prendre la parole :

-Mais elle devait m’apprendre à utiliser la magie de l’eau ! Et m’expliquer deux ou trois trucs comme pourquoi je vois de la lumière blanche diffuse sur les gens !

-Je peux le faire à sa place. Et si tu m’offre ton âme, je peux même t’apprendre à jouer aux dés (Mimiko ça nous serait bien utile, j’ai rien compris dans le film !), et à réveiller le Kraken !

-Euh non merci, je n’en vois pas l’utilité et on m’a toujours appris à ne rien donner aux étrangers.

-Tant pis alors. Que veux-tu savoir ?

-Euh… Et bien c’est quoi un Mage Noir dans ce monde ? fit Naru en commençant par le début.

-C’est quelqu’un qui peut utiliser la magie élémentaire.

-Qu’est ce que c’est que ça « la magie élémentaire » ?

-Elle concerne quatre éléments qui peuvent être combiné : l’eau, le vent, la terre et le feu.

-Que voulez-vous dire par « combiner » ?

Le calmar se frotta le dessus de son front avec une de ses tentacules, songeur, avant de lui répondre :

-Petite, c’est étrange que tu me demande ça alors que tu es toi-même Mage Noir, contrairement à moi qui suis Pirate.

-Certes, mais je me suis réveillé un matin comme ça, alors que je n’y connais rien.

-C’est problématique, en effet. Bon pour les combinaisons l’eau et le vent donne la glace, la terre et le feu des explosions, l’eau et la terre, la végétation, et le feu et le vent, l’électricité. Mais ne me demande pas comment on fait ça, je n’en sais rien. Il faudra le demander à de vrai Mage Noir.

-Où puis-je en trouver ?

-A Traverse, on trouve de tout, même de la boue de crapaud à pustules : c’est excellent pour le teint.

-(Vu sa face j’en suis pas si sûre) Traverse ? C’est sur l’Endroit ou sur l’Envers ? Demanda Naru qui se surprenait d’avoir à poser cette question.

-Ni l’un, ni l’autre. Je suis étonné que tu en ais jamais entendu parler. C’est un territoire neutre qui se trouve à l’opposé de la Planète sur une île.

-A l’opposé d’ici ?

-Oui.

-Bon bein…Je suppose qu’il y a plus qu’à y aller, déclara t’elle avant de s’apprêter à partir.

-Attends moussaillon ! Tu oublis quelque chose ! L’arrêta d’une pince Davy Jones.

Elle se retourna et il prit un trident noir derrière lui. Il le brandit sur Naru qui n’eut pas le temps de l’éviter. Elle ferma les yeux par réflex, et elle sentit quelque chose de frais et de liquide l’envahir.

-Voila, maintenant tu peux utiliser la magie de l’eau, lui répondit le pirate avec ce qui ressemblait à un sourire.

Elle papillonna des yeux, confuse, la sensation avait disparut :

-Et c’est tout ? Vous ne m’apprenez pas comment l’utiliser ?

-La magie ce n’est pas comme un médicament : pas besoin de lire la notice pour savoir l’utiliser. Ca viendra tout seul quand tu en auras besoin, tu verras.

Naru se dit que c’était bien trop simple et hasardeux. Elle aurait préféré être sure que la magie ne lui ferait pas défaut en cas de besoin en apprenant plusieurs formules magiques. Elle le remercia quand même.

-Au fait, tu m’as demandé tout à l’heure quel était la lumière que tu voyais sur les gens : c’est leurs auras de magie.

-Merci pour tout.

-De rien. Tu peux revenir me voir de temps, ce n’est pas désagréable d’avoir de la visite. Quand on est la terreur des deux mers, on reçoit pas beaucoup de visiteurs… On jouera aux dés.

-Merci de votre proposition ! Si je n’ai rien à faire je reviendrais !

Mais Naru doutait beaucoup n’avoir rien à faire dans les jours qui suivaient, et au cas où cela adviendrait, elle trouverait un moyen de s’occuper.

ooOOoo

-Comment on va faire pour revenir chez nous, soupira Isaka en jouant avec sa petite épée. Elle était assise sur le canapé-lit à côté d’Arisa, qui, une aiguille à la main, tentait de recoudre la jupe qu’elle avait déchiré lors de son combat. Tentait, car son aiguille traversait plus souvent son doigt que le tissu.

-Aïe ! Gémit elle pour la dix-septième fois, Ca sert à rien de se triturer les méninges sur ça tant qu’Asu n’est pas réveillé.

-Et toi qu’est ce que t’en pense Tsune ? Se tourna la brune vers la jeune fille affalée sur son lit, un immense livre devant elle, et répétant des formules pour s’en souvenir.

-Ce n’est pas le moment de me parler Isa ! Pour l’instant j’arrive à peine à désinfecter et refermer des plaies superficielles et à guérir l’acné alors qu’il me reste plus de dix formules à retenir.

-L’est pas cool Gabin de te donner des devoirs…

-On dit « seigneur » Gabin, Arisa, la corrigea Isaka avec un sourire taquin pour Kitsune.

-Ouais c’est ça, Kit, puisque tu sais guérir les plaies…

-Superficielle, précisa Kitsune sans quitter des yeux le grimoire.

-Oui je sais... Tu veux pas guérir mes doigts avant qu’on aille se coucher ? Ya plus de place pour mes pansements.

Kitsune se détourna de son travail, soupira, sauta du lit et s’approcha d’Arisa. Elle posa sa main au dessus de la sienne et avec une lumière blanche soigna toutes les blessures de l’apprenti couturière.

-Ouah ! C’est vachement efficace ! S’aperçu Arisa en retirant tous ses pansements.

-Et Asuka, tu peux pas la guérir de cette façon ?

-Non, répliqua Kitsune en jetant un regard vers la jeune fille endormie. En à peine deux jours son aura magique avait doublé de volume pour ressembler à celle de Arisa. Mais ce n’était apparemment pas assez suffisant pour la réveiller. Gabin lui avait expliqué que le corps se mettait automatiquement en veille quand la personne avait utilisé 9 dixièmes de sa force magique.

-Bon bein au lit maintenant ! Suggéra Kitsune en rejoignant le sien, rangeant le grimoire du Mage en sureté.

-Et Isa cette fois-ci, pas de chansons stupides, prévint Arisa qui avait passé une nuit blanche.

-Meuh c’est Kit qui avait commencé avec son « Shni Shna Shnappy ! ».

-Oui d’ailleurs…Commença Kitsune avec un sourire qui en disait long.

-NOOOOOOON JE VEUX DORMIR !!! S’exclama Arisa en mettant son coussin sur sa figure.

Isaka et Kitsune en rigolèrent un petit moment. La rousse alla éteindre les lumières avant de se faufiler sous ses douces couettes en soupirant de contentement.

Demain était un autre jour.

Le mot de l’auteur :

Mimiko : moi aussi je veux dormir…

Arisa : ?

Mimiko : J’ai du mal à m’endormir en ce moment.

Umiko : Normal si tu continus à écrire et lire des fics après minuit !

Mimiko (tire la langue) : je fais ce que je veux !

Naru : Bon les deux sœurs on se calme !

Isaka : Alors le prochain épisode ?

Mimiko : Le réveil des belles aux bois dormants.

Kitsune : Hein ?

Asuka : C’est pas trop tôt ! Je suis feignante mais quand même !

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15-08-2006

Nouveau dessin de Gabin

Pas de chance pour vous, j'ai eu une envolée d'inspiration masculine et j'ai déssiné que des garçons! (quand je dis que je préfère déssiner les garçons^^) et comme la plupart sont pour l'instant pas encore arrivé dans l'histoire, vous n'avez droit qu'à Gabin!

Gabin: C'est quoi ce "qu'à"? Je suis unique et inimitable, ma beauté met de côté tous les autres!
Mimiko: Mais oui, mais oui, c'est ça!

gab058

Mimiko.

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16-08-2006

Premier fanart! Youpi Youp!

Réalisé par Umi pour moi^^

cadoumi061

Mimiko.

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27-08-2006

Fanarrrrtttt youpiii^^ Cado à moi d'Arisa.

groupe084

Voila toutes les héroines réunies^^

Mimiko.

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fANART ENCORE!!! Cette fois ci d'Asuka

Asu075

bordel083

naru081

naru082

shin078

Y'en a d'autres, mais ce sont des spoilers pour l'instant^^.

Mimiko.

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02-09-2006

Chapitre 7 : Des belles aux bois dormants.

Auteur: La Mimiko est un animal sauvage qui aime les endroits en hauteur et ensoleillé (à suivre)

Série: Un jour mon priiincccce viendraaaa !!!!

Genre: Inclassable. De la baston, du romantisme, du portnaouak et tout ça…

Couple: Toujours pas décidé à adopter le Gabin, Kitsune ? Non, bon…

Disclaimer: Tout les personnages cité appartiennent aux G.girls ou s’appartienne eux même, faut voir. Gabin reste à moi puisque Kit en veux pas.

Disclaimer2: Les chocobos sont à Squaresoft (snif, j’en veux un), Flambe est bien justement à Asuka (lol). Bon et je compte plus les petites références…

Ptite note : Merci à Umiko, petite sœur et ma bêta-lectrice^^

-Mmh ?

C’était le premier mot de l’innocence du réveil.

Isaka se retourna sur le ventre dans les couettes duveteuses de son lit, se formant un petit cocon. Mais les rayons de soleil qui traversaient les voiles et les jalousies de la chambre d’hôtel, invitaient joyeusement les réveillés à se lever.

Ainsi se résigna-t-elle à sortir du lit.

Elle s’étira longuement, avant de jeter un regard à ses trois compagnes. Arisa et Kitsune dormaient du sommeil du juste, tandis qu’Asuka aurait justement besoin d’y échapper. Isaka remit en arrière une des mèches châtaines de la jeune fille, caressant sa joue pâle.

Puis elle s’isola dans la salle de bains pour profiter du fait que personne n’était levé pour prendre un bain. Elle s’oublia un instant dans les bulles colorées de la baignoire, sa pensée allant à Shinobu qui lui manquait et s’habillant de sa tenue aux belles couleurs vives, elle sortit dehors pour se changer les idées.

Dans la rue, le marché battait son plein, des gens se promenant, achetant des fruits aux couleurs et aux formes étranges.

-Des rakis ! Des rakis pour la petite demoiselle ! Braya un homme à côté d’elle en lui brandissant un fruit ovale doté d’un calice, la faisant sursauter.

-Non, non, merci, bredouilla t’elle doucement en reculant, se cognant à un homme qui se retourna vers elle, ouvrant sa cape :

-Des montres ! Des cadrans solaires ! Tout pour lire l’heure, continua t’il en lui montrant une de ses montres. Incassable ! Incassable ! …Cassé…

-Non, vraiment, ça ira ! S’excusa la jeune fille en s’éclipsant rapidement de l’autre côté de la rue.

-POISSON FRAIS ! Hurla alors un grand bonhomme en lui mettant sous le nez un merlan décapité, provoquant à nouveau un sursaut digne d’un saut de chat.

Décidemment, elle qui était venu là pour être tranquille. C’était raté.

Soudainement, alors qu’elle marchait, la foule se divisa en deux au niveau d’un enclos où picorait dans l’insouciance général de grand échassier aux plumes jaune canari, aux yeux intelligents et aux larges becs.

Isaka s’approcha immédiatement et se tint à la barrière, avant de remarquer un homme qui leur donnait ce qui ressemblait à des légumes.

-Monsieur !

Il hotta sa casquette et s’approcha d’elle :

-Oui ma demoiselle ?

-Qu’est ce que c’est que ces animaux ? Demanda-t-elle en les désignant du doigt.

-Par l’œil d’Holy Flame, vous devez venir de l’Envers pour poser une telle question ! Ce sont des Chocobos pardi !

-Des Chocobos ? Répéta Isaka, amusée par la prononciation.

-Je suis loueur de Chocobos et sans vouloir me venter, c’est le moyen de transport le plus rapide de tout l’Endroit !

-Vous voulez dire qu’on les monte comme des chevaux ?

-Qu’est ce que c’est que des chevo ? Mlle ?

-Heuuuu un animal qui ressemble à un zèbre sans les rayures !

- Je ne connais pas… Et les zèbres sont trop difficiles à domestiquer… Vous ne confondriez pas avec une licorne ? Quoique même elles, on les monte pas.

Il fut compté par une caisse qui a côté de lui se mit à bouger violemment.

-Qu’est ce que c’est ?

-Quelque chose que j’ai capturée, et qui m’embête beaucoup, grogna le loueur.

La jeune fille ouvrit l’intérieur de la caisse, croisa deux petits yeux brillants et tomba aussitôt amoureuse.

-Si vous voulez je vous le donne…Déclara le loueur en voyant les étoiles qui commençaient à clignoter dans les yeux de Isaka.   

ooOOoo

-Salut les filles ! Vous devinerez jamais ce que j’ai trouvé au marché ! S’exclama Isaka en entrant comme une bourrasque dans la chambre d’hôtel.

-Tu devineras jamais qui est venu nous voir, répliqua Kitsune avec un air à mettre un mort en tombe.

La brune jeta un regard derrière le corps de son amie, sans remarquer quoi que ce soit de bizarre dans la pièce, ou du moins de bizarre pour ce monde, jusqu’à ce que ses yeux tombent sur le lit d’Asuka où un homme se tenait penché :

-Je ne connais qu’un seul moyen de réveiller une belle endormie, murmura Gabin avec un sourire carnassier.

Une lumière clignotante d’alarme s’alluma dans les esprits de Kitsune et d’Arisa qui s’élancèrent vers lui pour l’arrêter.

Mais avant qu’elles n’aient pût la protéger, Asuka releva la tête, à moitié réveillée, cognant de plein fouet le visage de l’homme !

Tout deux s’écroulèrent d’un côté et de l’autre du lit, la jeune fille, assommée et rendormie, Gabin, se tenant le nez en jurant dans une langue inconnue aux jeunes filles, mais reconnaissable : Les jurons sont universels, ou du moins, la façon de les prononcer.

-Bien fait pour toi ! Lui lança Kitsune en se retenant avec Isaka de rire, une main à moitié sur la bouche.

Arisa, elle, ne faisait aucun effort pour se retenir, effondrée à côté du canapé-lit, se tenant à celui-ci.

-Voila pourquoi les Mages ont horreur des Invoqueurs : on ne sait jamais quand ils vont faire quelque chose de stupide ! Allez ma Kittie, allons étudier ! Conclut le mage en vérifiant dans la glace de la salle de bain l’état de son nez.

Et alors qu’ils s’en allaient, une petite fille aux cheveux bleus profita e l’ouverture de la porte pour s’engouffrer dans la pièce. Depuis quand était-elle derrière la porte ? Seule elle le savait.

-Dame Arisa ! Le vénérable O m’a fait venir vous chercher pour vous prévenir que votre épée est prête et que l’on vous attend aux forges.

La petite fille se tut en s’apercevant que la « Dame » Arisa ne l’écoutait absolument pas et continuait à se fendre la poire avec l’impossibilité de s’arrêter.

Isaka, par honte, ou par compassion, entreprit de prendre le message pour elle.

La petite repartit aussi sec avec un regard rappelant celui de la personne qui croiserait Naru en tenue des îles : des noix de coco en soutien-gorge et bananes, oranges, kiwis et mangues sur son chapeau. Quoiqu’après Arisa en porte-jarretelles, on pouvait s’attendre à tout.

Isaka calma tant bien que mal la jeune fille, posant son précieux fardeau sur la table basse, au milieu des raisins.

-Déjà ?! Eh bien dis-donc, ils ne mettent pas de temps ! J’espère que c’est pas de la merde leur arme !

Elle se leva et enfila sa longue jupe d’un mouvement.

-Attend ! Je t’accompagne, Gab’ a dit qu’on ne devait pas se promener seule dans les rues ! S’exclama Isaka.

-C’est pas ce que tu faisais peut être ? Et puis qui oserait s’attaquer à une guerrière de Delph ?

-Ils le savent pas, t’as pas ta tenue !

-T’inquiette, ils s’en apercevront bien une fois trois côtes en moins ! Ricana Arisa avec un sourire sadique. Avant de lancer un rire tout aussi sadique.

- -_-°

Une fois dans la rue, personne, en effet, n’osa s’approcher d’elles. Isaka ne pu alors que s’apercevoir du contraste saisissant avec sa petite balade du matin. Arisa écartait la foule autour d’elle comme Moïse la Mer Rouge ; elle n’avait qu’à suivre dans son sillage et nul homme, ni marchand de pacotilles ne vint embêter la jeune fille.

Elles retrouvèrent la gare sans problème et sortirent au quartier des Artisans.

Là bas, la petite fille les attendait.

Elle semblait curieusement n’avoir pas peur d’Arisa, comme tout les enfants de la ville. Comme quoi l’enfance ignore la peur ou la peur n’atteint pas l’innocence.

Elle se conduisait même plutôt insolemment.

-Eh bien, c’est pas trop tôt ! J’ai eu le temps de compter les chocobos moua !

-Non mais ça va ! C’est moi la cliente ici ! Je devrais être mieux traitée que ça, et pourquoi tu m’appelles  plus « Dame Arisa » ?

La gamine la regarda avec un air condescendant :

-Je croyais que les guerrières de Delph étaient plus…humm… Impressionnantes !

Un nuage noir passa au niveau de la tête de la blonde, tandis que ses yeux s’allumaient en deux flammes aux lueurs dangereuses.

-Attend petite salope, mais de quoi je me mêle…Grommela-t-elle avec l’intention d’aller écraser la gamine sur le mur le plus proche.

Isaka la retint au dernier moment :

-Allons ce n’est qu’une enfant ! Calma t’elle avec une main sur les épaules d’Arisa et de la fille.

-Enfant ou pas…marmonna Arisa.

La petite fille fusilla du regard Isaka et gifla sa main, la repoussant :

- Comment peux-tu dire ça, je suis ton ainée ! J’ai 498 ans !

Cette réplique cala  terre Isaka. Sa vision de la petite fille pure et innocente s’en retrouva changée. Elle lâcha Arisa :

-‘Risa, attaque !

-A votre service mamzelle !

En 498 ans, la petite fille n’avait sûrement jamais eu une telle fessée.

Elles arrivèrent à la forge, accompagnées par la gamine en pleurs qui leur avait cassé les oreilles exprès pour se venger.

Celui qui semblait être le maître O avait le crâne rasé et une tenue du forgeron type avec le tablier de cuir tout usé.

-Et bien ‘Zabella, qu’est ce qui se passe ?

Les deux amies ne prirent pas la peine d’écouter leur discours : l’intérieur de la forge leur était enfin montré. C’était un immense dôme qui s’ouvrait en une et unique cheminée qui aurait pût contenir facile un éléphant, la chaleur a l’intérieur était monstrueuse et le nid de Calcifer était un grand chaudron rempli d’acier liquide incandescent. On le faisait couler par des petits tuyaux dans des moules de formes et de tailles différentes. Après, les forgerons, armés de leur marteaux battaient le fer pour lui donner une contenance et un coupant.

-Presque toutes les armes présentes sur la surface du globe viennent d’ici, leur précisa maître O en se mettant à leur hauteur, bombant fièrement son torse.

-D’où viennent les autres alors ? Demanda Isaka, dont la capacité première était de mettre le nez là où les autres ne voulaient pas qu’elle le mette.

-Des particuliers, répondit à contrecœur le forgeron, mais aucun n’égale la qualité de notre travail ! Au fait, pardonnez Isabelle, elle ne sait pas tenir sa langue.

Arisa jeta un regard noir vers elle, et en effet, la gamine lui tira la langue en lui faisant une grimace.

Le forgeron fronça sévèrement de ses sourcils inexistants et elle alla chercher un grand paquet sur une table pour lui amener. O s’en saisit et le mit dans les mains de la blonde. Le paquet devait faire presque sa taille, il était fait d’un drap de coton grossièrement enroulé autour d’un objet d’une grosse largeur.

Impatiente, elle déroula le drap pour découvrir ce qui l’attendait. Elle en resta béat d’admiration.

C’était presque de la forme d’un croissant de lune, la garde était inséré dans le métal un peu avant la fin pointue de la lame. Le fourreau était d’un bois noir et était muni d’une grande couroi de cuir réglable permettant d’accrocher dans le dos l’arme. Elle la retira de son étreinte et la fit glisser autour d’elle, faisant reculer toutes les personnes qui l’accompagnaient d’un brusque bond de trois mètres, écoutant le son doucereux de la lame, un air proche de l’extase sur sa figure, et un sourire qui n’en pouvait plus de s’agrandir.

-Je vois pas ce qu’elle a de si spécial cette épée : la forme est bizarre, intervint Isaka, étonnée du comportement de sa camarade qui semblait s’être déconnecté de la réalité (si réalité c’était !).

- Evidemment, seuls les guerriers peuvent comprendre. Recevoir sa première arme, c’est comme trouver l’âme sœur, expliqua Isabelle d’un ton trainant en se faisant des tresses.

-A ce point là ?

-Vous allez avoir du mal à la dégagatiser.

Mais a ce moment là, le maître O sortit de derrière lui un sabre chinois et d’un geste magistral, envoya voler son tablier loin de lui. Isabelle s’empressa de le récupérer avant qu’il ne se soit totalement fondu dans la cuve de fer fondu où il avait atterrit.

-Nous allons vérifier si cette arme est pour vous : en garde !

Arisa sembla brutalement se réveiller, et se mit elle aussi en position de garde sans se départir de la joie et l’assurance insolente qui se lisait sur son visage depuis qu’elle avait l’arme en main.

Elle s’élança, fauchant l’air autour d’elle. O para sans problème et enchaina avec un coup de pied. Arisa s’écarta brusquement de lui, roulant sur le côté. Il lui asséna un coup de sabre dans le torse. Furieuse, elle se remit debout et tenta une frappe verticale.

-Bravo Arisa ! S’exclama Isaka quand la lame toucha son adversaire. 

-Bahhh, pourquoi tu l’encourages, elle est carrément nulle ! Répliqua Isabelle. Son niveau est minable par rapport au maître O. Elle va se faire démonter.

-Mais elle l’a touché ! S’insurgea Isaka alors que les combattants continuaient à s’envoyer des coups.

-Et alors, elle perd plus de PV que lui à chaque fois qu’il la touche.

-PV ? Demanda Isaka, interdite.

-Ouaip, PV : point de vie. Plus que deux coups du maître et ta copine est bon pour le K.O.

-Oh mon Dieu ! S’affola Isaka tandis que l’homme fonçait sur Arisa qui commençait à être salement amochée.

Sans réfléchir à ce qu’elle faisait, elle dégaina sa courte épée et s’interposa entre les deux combattants. Elle serra la mâchoire sous le choc du métal, et d’une pirouette, s’éloigna du forgeron pour se mettre à la hauteur d’Arisa.

-Qu’est ce que tu fais, c’est mon combat ! Râla Arisa en s’appuyant sur son épée alors qu’une flaque de sang commençait à se former sous ses pieds.

-Tu vas finir par mourir si tu continus !

-Deux contre un, c’est pas loyal !

-Ne vous en fait pas, j’accepte le défi ! Lança O avec un léger sourire.

Isaka lui rendit son sourire, mais se concentra aussitôt quand ce fut au tour d’Arisa de lancer son coup.

-Bah ça sert à rien, t’as encore moins de PV qu’elle ! Informa Isabelle à la brune.

La bouche d’Isaka se tordit en grimace : certes, mais il fallait qu’elle protège Arisa. D’autant plus que celle-ci venait de laisser une belle entaille sur la jambe de leur adversaire. Mais maintenant c’était à lui d’attaquer. Il se redressa, droit comme un I, deux doigts levé devant lui :

-Escrime magique : feu ! Grogna-t-il ! Alors qu’il lançait sur Isaka son épée qui venait de s’enflammer comme une torche incandescente.

La jeune fille ne put même pas parer. Elle sentit d’une façon étonnante sa jauge de vie se vider d’un tiers, elle en tomba par terre, la peau légèrement brulé.

-Ca va Isa ? S’affola Arisa. Qu’est ce que c’était que cette attaque ?

-L’attaque doublé de la magie. Tu devras apprendre toi aussi, la renseigna le maître O.

-Ah bon, je peux utiliser la magie moi aussi ?

-Oui mais pas souvent. Les guerriers n’ont pas un potentiel magique très développé, puis s’adressant à Isaka qui était toujours à terre : Tu veux abandonner petite ?

La brune fronça les sourcils, comme si on venait de l’insulter et se remit sur pied sans problème.

-Et puis quoi encore ! Rétorqua-t-elle en s’élançant sur l’homme, mais sans son arme. Elle fit une roulade prés de lui et attrapa vivement ce qui pendait à sa ceinture. Bonne prise : C’était une hyper potion. Elle avait vu Gabin en utiliser une lors du premier combat de la guerrière. Elle s’empressa de rejoindre Arisa, mais il lui fallait attendre le prochain tour pour l’utiliser.

Arisa relança une de ses attaques, cette fois-ci, O la para. Il lança son attaque cette fois-ci sur cette dernière, l’envoyant à terre, sa jauge de PV presque vide.

-Hyper potion ! Utilisa Isaka en se sentant cependant un peu idiote. Cependant, de suite après l’avoir utilisé sur Arisa, ses plus importantes blessures se refermèrent et la jeune fille se remit debout comme si elle venait de boire un cocktail énergétique, ou manger un repas particulièrement copieux.

Elle repartit aussitôt à l’attaque, plus motivé que jamais à prouver qu’elle était faite pour cette épée.

Le forgeron ne s’en préoccupa de peu, et quand vient son tour, il prit une étrange pose, les jambes fléchie, la main tenant son épée en arrière et tendue face à elles :

-Botte du Tigre Blanc ! Rugit-il en sautant sur Isaka et en lui infligeant plusieurs coups à la suite. La jeune fille cria, avant de tomber inerte à terre.

-Ca y est, elle est K.O., commenta Isabelle en sirotant un verre d’Herculade bruyamment.

Arisa fut aussitôt à ses côtés, et commença à s’affoler en voyant que la fille baignait dans le sang et ne semblait plus respirer.

-Qu’est ce que je dois faire ? Merde ! Non ! Pas Isa ! Mais qu’est ce que je dois faire ?!?!

-Ne fais pas attention à elle, continue à te battre ! Lui ordonna O.

Arisa tourna sa tête vers lui, le regard brûlant de haine. C’était lui qui avait tué Isaka qui lui disait ça si légèrement. Mais qui était-il ? Pourquoi l’a-t-il tué ?

Elle se leva, son épée levée au dessus d’elle, ainsi que son autre main. Puis elle se courba, traçant de sa lame des demi-cercles autour d’elle. Son épée se mit à briller d’une lumière rouge alors que son tracé restait visible, dessinant un clair de lune écarlate derrière elle.

-Botte de la lune de sang ! Rugit-elle en s’élançant sur le forgeron, le lacérant de plusieurs coups bombés, sans se préoccuper du sang qui jaillissait dans tous les sens. Sans se demander si c’était le sien, ou celui de l’homme.

Il finit par s’écrouler à terre :

-Bravo tu as gagné !

La jeune fille s’éloigna de lui, retrouvant ses esprits. Pendant quelques minutes elle n’avait plus rien contrôlé, se laissant submerger par sa haine.

Isabelle s’approcha de l’homme et lui donna une potion. Puis elle se dirigea vers Isaka et sortit une immense plume de couleur argenté qu’elle posa sur la jeune fille. La plume brilla d’une intense lumière blanche avant de s’évaporer dans un « pop » presque inaudible. Sous elle, le sang d’Isaka avait disparut, et elle se réveilla, se releva, un peu hébétée :

-Bah qu’est ce qui s’est passé ??????

Arisa n’en croyait pas ses yeux :

-Bein oui qu’est ce qui se passe : elle était morte !

Isabelle lui fit un sourire supérieur :

-Mais non t’es bête, pour mourir ici, il faut que ton âme ait été envoyé dans l’Au-delà ! En cas de K.O., une queue de phénix, un sort de résurrection ou une bonne nuit dans une auberge, et tu récupère !

-Exactement, je suis navré Dame Isaka, j’ai dû vous brusquer pour que votre amie puisse atteindre la limit break, s’excusa le forgeron.

-La limit break ? Demanda Isaka, intéressée.

-Oui, elle permet de lancer une attaque spéciale très puissante qui est propre à chacun ! J’avais utilisé la même technique sur mon ancien élève ! Ria t’il en s’en souvenant. C’est aussi un guerrier de Delph, j’espère que vous le rencontrerez un jour !

Avant qu’Arisa ait pût répondre qu’elle en serait elle aussi ravie, son corps se mit à briller pendant quelques seconde avant de revenir à a normale.

-Putain, qu’est ce que c’est que ça encore ??? Enragea Arisa qui en avait assez que son corps réagisse bizarrement.

-Tu viens de monter de niveau, lui expliqua Maître O, de 3, tu viens de passer à 4 ! Félicitation !

-Mais comment ils savent tout çaaaaa ???? Demanda Arisa en se retournant vers Isaka : Y’a tatoué 4 quelque part sur ma figure ?

- Non, je ne crois pas… Et moi ?

ooOOoo

Quand Gabin eut enfin terminé la dernière de ses consultations, il demanda un thé à l’Acajou à son majordome et s’apprêta à descendre à la bibliothèque, revêtant son grand manteau blanc. Le ciel dehors était plus violet et bleu que rose et orange, la nuit allait bientôt tomber. Il fallait qu’il prévienne Kitsune et lui dire qu’elle pouvait partir.

Cependant, quand il entra dans la grande pièce, il aperçut la jeune fille, assoupie, la tête sur son grimoire. Cette vision lui donna un petit sourire, et, se dévêtissant de son manteau, il le posa sur les épaules de Kitsune.

-On appelle ces jeunes filles des belles aux bois dormants, se dit il tout doucement en s’asseyant sur la chaise d’à côté, contemplant le visage profondément endormi de la rousse. Se demandant s’il allait la réveiller…ou pas.

ooOOoo

-AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !!!!!

Le cri fut entendu jusqu’à la rue. Il n’était cependant pas assez fort pour se répercuter jusqu’au bateau de pirate aux voiles noires et un capitaine tellement effroyable que l’enfer l’a immédiatement recraché, mais assez pour qu’Isaka et Arisa, de là où elles étaient l’entende.

-C’est moi ou…

- … C’était Asuka ?

Oui, il n’y avait qu’une fille pour crier comme ça, partant de ce fait, elles se hâtèrent vers l’hôtel. Une fois à l’intérieur, elles ne prirent même pas la peine de faire attention au Chameau (pourtant toujours autant sujet de curiosité a chaque fois qu’elles le voyaient) et montèrent à l’étage.

En ouvrant la porte, elles découvrirent une Asuka bien réveillée, pendue aux rideaux du baldaquin à moitié carbonisé. Et sur le lit se tenait une espèce de boule de fourrures aux grands yeux noirs et humides.

-Flambe ! S’exclama Isaka en accourant auprès du petit animal et en le prenant dans ses bras.

-Qu’est ce que c’est que ça ???? Rugit Asuka en se laissant prudemment glisser à terre.

-Je l’ai trouvé au marché ! Mignon, non ? C’est un akuma !

-Cette chose à manqué de faire de moi une saucisse grillée ! Répliqua furieusement son amie.

Arisa s’approcha de l’animal pour le regarder de plus prés, celui-ci, les quatre pattes en l’air, soupirait de bonheur contre Isaka, une queue large et plate se remuant mollement. Ce qui la rendit plus que perplexe : comment cette chose aurait pût en vouloir à la vie d’Asuka.

-Tu as dû lui faire peur, c’est tout ! Tu sais, les animaux sentent quand on ne les aime pas ! Dit la voleuse en le regardant amoureusement. Vous ne trouverez pas qu’il ferait une bonne mascotte ?

-Tout ce que tu veux tant que tu le tiens loin de moi !

-Ca va être difficile, objecta Arisa, étant donné notre situation… Au fait, c’est chouette que tu te sois enfin réveillée ! Euh… Re-réveillée même puisque le coup de boulle de Gabin t’avais remise au tapi !

-Heingh ? Fit Asuka avec son élégance naturelle quand elle ne comprenait pas quelque chose : Comment ça notre situation ? Qui est Gabin ? Et où est ce qu’on est ? Et que c’est il passé ?

Arisa, Isaka et l’akuma bien nommé Flambe se regardèrent (ou sommeillèrent plutôt dans le cas de l’animal) :

-Bein dis donc, ça va être dur pour elle d’encaisser tout ça !

-Et encore, elle ne t’as pas encore vu en porte-jarretelles !

Le mot de l’auteur :

Mimiko : Bon bein, chapitre trop long, j’ai décidé de le diviser.

Umiko : On parle plus de nous ???

Mimiko : Atlantis se serra pour le prochain chapitre.

Naru : T’as un quota de pages par chapitre ?

Mimiko : non, ça fait plus propre et ça fait moins attendre mes lectrices !

Shinobu : C’est qu’une impression où on est un peu les seuls dans ce mot de l’auteur ?

Mimiko : Voui, c’est fait exprés^^.

Shinobu : J’aime bien le saut d’Asuka sur les rideaux. Comment elle s’est retrouvée là ?

Mimiko : /La petite histoire de Flambe pendant que les filles étaient aux forges/ Il s’est réveillé dans la coupe de fruits, a mangé tout les raisins, puis a sauté sur le lit d’Asuka. Elle s’est réveillée alors que la bête était devant sa tête. Elle s’est mise à crier, et de peur, Flambe à…

Naru : Flambé ?

Mimiko : Voui.

Umiko : Et le titre du prochain chapitre ?

Mimiko : Ondine.

Posté par Mkat à 18:41 - Les chapitres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une scene du chapitre 7, par Asuka.

asu_gab080

Merci Asuka!

Mimiko.

Posté par Mkat à 22:39 - Les fanarts - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30-04-2007

Quand Arisa s'enfonçe elle même... niark

guerri_C3_A8re_20de_20delph

Posté par Mkat à 13:40 - Les fanarts - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les références 4: Grandia

Titre: Grandia
Nature: jeux-vidéos (PlayStation1)

Veuillez enclenchez cette musique s'il vous plait^^:

grandia_2

Celui qui n'a jamais joué à Grandia n'a jamais était emporté par le vent de l'aventure.
Ce jeu raconte l'histoire de Justin, un jeune garçon vivant dans la petite ville tranquille de Parm, qui est irrésistiblement attiré par celui-ci. De plus, tout les hommes de sa famille avant lui étaient des aventuriers. Un jour il décide de partir lui aussi à l'aventure en compagnie de son amie d'enfance: Sue et de la pierre d'esprit. Une mysterieuse antiquité du temps des Icariens qui le conduira jusqu'à la plus grande découverte des temps. Aidée de Feena, la jeune et jolie aventuriere de New Parm et poursuivis par l'armée de Garyle...

6

Mon avis à moi:

J'ai rarement était aussi émue par un jeu que par celui-ci. Et même si les graphisme sont un peu moche (tout en étant trés coloré), l'histoire est trés bien agançé, les personnages sont touchants, le monde en lui même est magnifique et les musiques sont à couper le souffle.
Je ne pourrais pas le comparer à Final Fantaisie, mais je crois qu'il restera mon RPG de coeur préféré. Ma premiere véritable rencontre avec l'aventure et la fantaisie.

Posté par Mkat à 14:11 - Les informations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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