Auteur: Toujours Mimiko^^

Série: Bienvenue au cœur des glaces !!!
Genre: Inclassable.

Couple: Arisa+Wufei+Arisa 

Disclaimer: Tout les personnages cité appartiennent aux G.girls ou s’appartienne eux même, faut voir.

Disclaimer2: Wufei et Quatre sont à Sunrise. Wolfs, Xyadya et les guerriers de Delph sont à moi.

 

Chapitre 10 : Lien de sang

 

-Arisa ! ARISAAAA !!!

Le hurlement de Xyadia raisonna dans tout le village, faisant déguerpir les loups qui jouaient devant leur maison.

La jeune femme sortit dehors, un tablier à fleur au dessus de son habituelle petite tenue de cuir noire et une grande louche à la main.

-Mais où est encore passée cette gamine ?

-Qu’il y a-t-il maman ? Fit la voix d’un jeune garçon derrière elle.

Blond et la peau pâle comme quasiment tous les habitants du pays de Delph, Quatre était cependant un garçon fluet et fragile, aux traits fins comme ceux d’une fille.

Enfin, c’était surtout la façon dont le voyait sa mère. Elle avait un peu tendance à être surprotectrice pour son ainé qui était différent de tous les autres garçons de son âge. Il était DIFFERENT. C’était son devoir de le protéger contre les grosses brutes qui peuplait ce village.

Ca ne lui laissait guère de temps pour s’occuper de sa cadette, qui, au contraire de son frère était une tornade vivante.

-Reste à l’intérieur Quatre, tu vas attraper froid, lui ordonna t’elle.

Le fait qu’elle-même ne portait qu’une brassière bordée de fourrure blanche, une culotte et de très longues bottes rendait ses propos très curieux mais le garçon lui obéit, refermant la lourde porte en bois derrière lui.

Xyadia descendit les quelques marches qui montaient au seuil, faisant voler sa longue couette de tresses derrière elle. Le village était désert, seules quelques vieilles femmes se trouvaient dehors, s’occupant à attendrir des peaux de bêtes et à travailler du cuir sur les terrasses élevées qui bordaient leur maison de pierres et d’os. Obligatoire pour ne pas avoir de la neige jusqu’aux fenêtres.

-Encore en train de chercher la petite princesse ? Lui demanda sa voisine avec un accent d’ironie dans la voix.

-Elle ne tient pas en place, répondit Xyadia.

-Elle doit probablement être quelque part dans la plaine à attendre le retour des guerriers…

-On ne sait pas quand est ce qu’ils reviendront. Une guerre ce n’est pas une simple partie de chasse…

-Je sens comme un regret… Est-ce que vous auriez préféré partir avec votre mari et les autres femmes guerroyer contre les eyliens ?

-Contrairement à elles, je n’ai pas de père ou de mère pour veiller sur mes enfants pendant mon absence.

-J’aurais pût les garder, répliqua la vieille femme. Mais je sais que vous n’auriez laissé personne d’autre que vous veiller sur votre précieux fils.

-Exact, concéda Xyadia avec agacement puis pour détourner l’attention : Enfin où est cette gamine ?

-Vous ne vous y prenez pas de la bonne façon, ria la voisine en se relevant de son fauteuil et en inspirant un bon coup : AAAARIIIIIIISAAAAAAAA AAAAAA LLLAAAAAA SOOOOUUUUUUUUUPPPPEEEEEEE !!!!!!!!!

-La soupe ? Fit alors une petite fille aux courts cheveux blonds, surgissant de nulle part.

-Ah te voila enfin ! Je t’ai déjà dis plusieurs fois de ne pas sortir du village ! Que se passera-t-il si tu te fais piétiner par un mammouth ou attraper par un vampire ?! Le diner est prêt !

Tout en lui administrant la menace locale, elle avait passée une main dans le dos d’Arisa pour la pousser à l’intérieur de la maison.

-J’ai pas peur des mammouths et des vampires moua ! Répliqua la petite fille en grimpant sur un tabouret.

-Ne dis pas de bêtise, la contredit sa mère en attrapant son écuelle pour y verser quelques louches de la soupe qui bouillait dans une grande marmite sur le feu.

-Les vampires sont des créatures maléfiques, elles sont très dangereuses ! Tu ne dois surtout pas t’approcher de leur territoire Arisa ! Approuva Quatre en avalant consciencieusement sa soupe de mammouth.

-Quatre est un trouillard ! Quatre est un trouillard ! Quatre est un trouillard ! Se mit à se moquer Arisa.

-C’est PAS VRAI ! Répliqua son grand frère.

-Sisisisi !!!! La preuve, personne ne veut que tu deviennes un guerrier !

Quatre fronça les sourcils et serra son poing de fureur.

-Arisa ! Arrêtes d’embêter ton frère ! Je te connais, tu vas finir par lui faire mal !

-Mamaan ! Gémit Quatre, vexé alors que sa petite sœur lui tirait la langue. Je peux me défendre tout seul !

-Soit fier : tu vas devenir le prochain chaman du village. C’est BEAUCOUP mieux que d’être un simple…

Elle ne réussit pas à continuer sa phrase car un pied s’abattit sur la porte, la faisant s’ouvrir avec fracas et dispersant des flocons de neige dans la salle.

-MA PETITE LIONNE D’AMOUUUUR ! TON MARI EST DE RETOUR !!!!! Rugit une immense silhouette à la longue chevelure blonde portant sur son épaule un lourd marteau.

Habillé de simple braie de cuir noir, une impressionnante collection de tatouage rouge couvrait son torse.

Il s’agissait de Wolfs, l’actuel chef du village.

-Wolvy ! Tu rentre à temps pour la soupe ! S’exclama Xyadia, moyennement heureuse du retour de son homme d’une guerre de plus d’un mois.

Il fallait dire qu’elle n’avait jamais pensée que Wolfs ait pût mourir au combat. Surtout contre des lavettes d’eyliens. Il aurait fallut une trentaine d’ours blanc pour le vaincre.

-Ah ENFIN de la VRAI soupe ! S’exclama-t-il. Les bestioles qu’on trouve au pays d’Aura sont vraiment fades et peu consistante… Ah ma petite Arisa a encore grandie !

Il attrapa la petite fille dans ses bras comme si elle ne pesait pas plus qu’une plume et la fit voler dans les airs. Arisa était ravie, riant aux éclats.

Soudain, il s’arrêta et se tourna vers quelque chose qui se tenait derrière lui, sur le pas de la porte.

C’était un petit garçon, légèrement moins âgé que Quatre. Sa peau bronzée semblait dorée et ses fins cheveux noirs comme du charbon était saupoudré de neige. Il se tenait droit dans une simple tenue de lin, essayant de cacher les tremblements qui l’agitait. Ses prunelles semblaient deux puits sans fins, comme deux onix.

-Qu’est ce que tu attends pour rentrer Wu Fei ? Demanda Wolfs.

Le garçon fit un pas de plus. Entrant dans la maison. Aucune émotion ne semblait trahir ses pensées.

-Qu’est ce que ça signifie ? S’étonna Xyadia. Pourquoi as-tu ramené ici un petit eylien ?

Wolfs posa Arisa par terre.

-Je l’ai trouvé sur le champ de bataille. Ces ordures d’eyliens n’éprouvent ils aucune honte à envoyer un enfant aussi jeune se battre ? Dorénavant Arisa, Quatre, Wu Fei sera votre frère.

-Hein ?! S’étonnèrent ensemble Quatre et Xyadia.

Wolfs dépassa sa fille et vint se placer prés de sa femme pour discuter à voix basse.

Pendant ce temps là, Wu Fei n’avait pas bougé et il fut surpris quand la petite fille qu’il avait vu dans les bras de Wolfs se planta devant lui.

-C’est vrai que tu es mon frère ? Demanda-t-elle.

-Si c’est ce que veut Wolfs. Eh bien oui, répondit-il en essayant de ne pas claquer des dents.

La porte était toujours ouverte derrière lui. Comment ces gens faisaient-ils pour supporter un froid pareil ???

-Est-ce que j’aurais droit de me battre et de m’amuser avec toi ? Continua la petite.

-Bein euh… Oui, j’imagine…

Un sourire éclatant illumina le visage d’Arisa. Elle s’empara de sa main. La sienne était plutôt froide et ferma la porte d’entrée. Une fois cela fait, elle tira le garçon derrière elle jusqu’à la cheminée.

-Je m’appelle Arisa, annonça t’elle. Bienvenue grand frère !

C’est ainsi qu’Arisa adopta définitivement Wu Fei et que le petit eylien entra dans la famille.

***

Wu Fei mit un certain temps à s’habituer à son nouvel environnement.

Le souci premier était le froid qui régnait dans ce pays, si différent de la chaleur humide de l’est du Pays d’Eyle. Mais comme Wolfs le lui annonça le deuxième jour de son arrivée dans son nouveau chez lui, il devrait apprendre à le supporter comme tous les enfants d’ici.

L’apprentissage du froid se faisait petit à petit, à chaque anniversaire, les enfants devaient retirer un élément de leur habit. On commençait d’abord par le bonnet, puis les gants, puis l’écharpe, le manteau, puis les chaussettes et ainsi de suite…

Cela leur permettait de fortifier leur corps et leur esprit.

Il dût dire adieu au lin léger et bonjour au cuir et à la fourrure.

Il dût aussi s’habituer aux mœurs du village. Les habitants de Delph étaient rudes, surtout par rapport à la civilisation raffinée qu’il avait quittée. Il y avait bien une école, mais les enfants n’y apprenaient que les grandes bases : parler, apprendre à compter et un peu d’histoire.

Les mots « diplomatie, philosophie, littérature » semblaient ne pas exister ici et la plupart des habitants ne savaient PAS écrire. Et ceux qui le savait rechignait à le faire comme s’il s’agissait d’un acte barbare. Seul le chaman écrivait des messages aux autres villages et aux autres pays et seul lui savait utiliser la magie.

Ils avaient cependant leurs arts. Par exemple, leurs fourrures étaient magnifiques et leur travail du fer inégalé, ils en faisaient des armes, outils mais aussi des bijoux très prisés.

Intelligent, il comprit très bien les liens qui unissaient les membres de sa nouvelle famille. Le malaise venait de Quatre, le fils ainé, né non pas pour devenir un guerrier mais pour être respecté par tout le village en tant que chaman. C’était une place importante, mais Wolfs avait regretté de n’avoir pas un fils à qui il pourrait apprendre à chasser et à se battre. Ce qui expliquait pourquoi Wu Fei et lui s’entendait à merveille : il le considérait comme le fils qu’il aurait aimé avoir.

Quatre et lui s’entendaient poliment, comme deux cousins différents.

Envers Xyadia, il restait toujours très respectueux, mais la jeune femme ne l’avait jamais repoussé et le traitait comme un membre de sa famille malgré quelques difficultés au début.

C’est à son contact qu’il apprit que les femmes de Delph étaient différentes de celles d’Eyle. Là bas, il n’avait eu que de très rare contact avec la gente féminine et tout le monde s’accordait à dire qu’elles étaient « fragiles et douce ». Et bien il n’eut le scrupule d’aider Xyadia à déplacer son lourd chaudron qu’une SEULE fois dans sa vie.

Là bas, « fragile et douce » sonnaient comme une insulte pour les femmes qui se tenaient sur un pied d’égalité avec leurs frères et maris.

Mais la personne avec qui il s’entendait le mieux et qu’il aimait le plus était sans équivoque sa petite sœur Arisa. D’après les dires des gens « ils étaient toujours fourrés ensemble ». Même s’il avait compris que le mot « fragile » ne s’adressait pas non plus à elle, il s’était fait le devoir de veiller sur elle.

Dans ce pays où tombaient presque tout le temps la neige, elle était un petit soleil, presque tout le temps animé, ne tenant pas sur place plus d’une minute. Elle avait trouvé en Wu Fei le frère que Quatre n’avait pas pût être.

Ils passaient une grande partie de leurs temps à jouer avec les autres gamins du village « à la guerre » ou « à la chasse », mais quelque fois, ils décidaient de passer leur temps exclusivement ensemble pour explorer les alentours du village et le soir, ils s’endormaient ensemble sur le même lit.

Il poussa le scrupule jusqu’à retarder son enseignement de guerrier pour pouvoir le passer en même temps qu’Arisa.

***

La forêt était silencieuse.

-MAINTENANT ! Hurla la voix d’Arisa.

Wufei sauta de l’arbre sur le rhinocéros laineux que la jeune fille avait poussé dans sa direction. Il plongea ses deux sabres à l’endroit où la chair était la plus tendre, sous les côtes. L’animal rugit de douleur et tenta de l’envoyer paitre loin de lui. Mais Wufei tint le coup. Arisa arriva à ce moment, portant le coup fatal à l’animal, transperçant son museau.

Il bondit de la bête alors que celle-ci s’affaissait, vaincue.

-Pff, elle nous aura fait courir celle là, râla Arisa en retirant son épée. Un sang chaud gicla de la plaie libérée.

Arisa avait bien grandie : ce n’était plus la petite fille qui courait dans tous les sens. A 14 ans, c’était presque une femme et elle ressemblait de plus en plus à sa mère avec ses membres fins et ciselés, ses yeux d’un vert perçant et sa longue chevelure blonde.

Wufei quand à lui n’était certes pas aussi costaux, grand et épais que ses camarades garçons, mais il possédait une fine musculature élégante et une souplesse que certain lui enviaient. Il passa prés d’elle alors qu’elle commençait à arracher la corne que leur avait demandé de ramener leur enseignant, mais comme rien ne devait être gaspillé, Wufei prépara le brancard qui leur permettrait de ramener la carcasse au village.

-Et voila ! Annonça Arisa en exhibant triomphalement la longue corne. Si le maître n’est pas content après ça !

-Il le sera, sûrement, en plus on lui ramène de quoi manger du steak de rhinocéros pour un mois. Est-ce que tu as remercié les Esprits pour ça ?

-Oui, t’en fait pas !

-Ce serait bête de se mettre les Esprits à dos alors que nous approchons de notre cérémonie de majorité.

Arisa se mit à sourire, songeuse :

-Je suis presque sur que mon totem sera un animal très puissant. Après tout, mon père à l’Ours et ma mère à la Lionne. Je serais peut être un Couguar…

-… A mon avis celui du putois et de l’écureuil te seraient plus utile ! Viens m’aider au lieu de bailler aux corneilles ! Je ne vais pas déplacer ce rhino tout seul ! Grommela Wufei en attachant la bête.

-Toi, tu mériterais le totem de l’animal le plus rabat-joie du pays… Grommela Arisa, vexée, alors que Wufei lui lançait un sourire narquois.

Elle s’empara d’une courroie et se mit à tirer leur chargement qui glissa dans la neige avec un bruit de coton. Traversant la forêt de pins enneigés, ils aperçurent le village, d’abord par une petite colonne de fumée, puis par les toits charpenté d’os de mammouth. Avec un petit sourire, ils garèrent leur chargement devant leur instructeur qui se tenait jambes écartées, bras croisés, une moue grincheuse sur son visage barré de trois cicatrices et de deux marques rouges. Ils étaient les premiers.

-Alors, alors, alors ???? Qui c’est les meilleurs ????! S’exclama Arisa en bondissant face à lui, brandissant la grande corne.

-C’est bon. Vous avez réussi l’épreuve, lâcha l’homme d’un air résigné.

-YOUPPIIIIII !!!!  

Wufei leva les yeux au ciel, adossé nonchalamment à son chargement. Arisa lui adressa le signe de la victoire, avant de perdre en un instant son air de conquérant en regardant derrière lui. 

Il se tourna pour voir ce qui lui avait fait perdre sa bonne humeur et tomba sur un groupe de jeune fille moins âgée qui l’observait en gloussant.

-WUFEI ! WOUHOOOUUU !!! Fit l’une d’entre elle en l’invitant à se rapprocher.

Il leur adressa un sourire charmeur. Il ne pouvait pas s’en empêcher : après tout il était à l’âge où tout garçon aimait être admiré.

Il reçut alors une corne de rhinocéros dans le ventre qui lui coupa le souffle.

-TIENS ! OCCUPE-TOI DE CA ! Grogna Arisa en passant devant lui à grands pas, fulminant, ses longs cheveux flottants derrière elle.

Il eut un instant de réflexion, puis posa la corne sur la dépouille.

-Je peux vous laisser vous en occuper ? Demanda-t-il à son instructeur.

Celui-ci hocha la tête gravement.

-Ce sera la corvée du dernier arrivé… Mais dis moi Wufei, on ne t’a jamais dit qu’il y avait des moyens plus efficace de séduire une femme que de la mettre en fureur ?

-Il parait, répondit le jeune eylien, énigmatique, avant de courir rattraper Arisa. 

Décidemment, tout le monde était au courant, songea t’il. Enfin… Tout le monde sauf la concernée.

Il y avait à peine deux semaines, Wolfs lui avait décrit en détail la façon dont il avait séduit Xyadya en étranglant à main nu un bison qu’il était ensuite allé offrir à son père pour lui demander la main de sa fille. Celui-ci avait refusé mais Wolfs avait insisté et ils s’étaient tous les deux mis à hurler de plus en plus fort jusqu’à ce que finalement le père, qui était aussi le chef du village, s’avoue vaincu.

Wufei avait trouvé cette histoire vraiment comique… Surtout qu’au final, le père n’avait aucun pouvoir sur Xyadya et celle-ci hurlait plus fort que les deux hommes réunis.

En tout cas, il avait considéré que si Wolfs lui avait raconté cela, c’était qu’il avait sa bénédiction.

Arisa avait décidée d’emprunter leur chemin préféré à travers la forêt et Wufei finit par la rattraper.

-Alors ? Tu n’es pas restée avec tes admiratrices ?! Râla la jeune fille.

-Quoi ? Entendrais-je un soupçon de jalousie ? Demanda-t-il avec morgue.

-Quoi ?! MOI ?! JALOUSE ?! C’est n’importe quoi ! S’étrangla Arisa. Me confonds pas avec une de ces midinettes battant des cils, moi je suis… Ta sœur.

Wufei soupira silencieusement en regardant le ciel, désespéré. En fait, elle n’avait aucune raison d’être jalouse, mis à part questions d’orgueil, lui, il ne voyait qu’elle. Mais il ne l’avait jamais aimé comme une sœur. Et ce, depuis le début. 

-Tu vois, je n’y peux rien : Elles me trouvent beau.

-Beau ?! Ce qu’elles aiment c’est que tu ressemble à une fille, oui ! Tu es différent des autres alors tu fais objet d’oiseau rare, se moqua Arisa.

-HA ! Tu préfère peut être ces gros lourdauds qui passe leur temps à comparer qui à la plus grosse masse ?

Il savait qu’il avait raison car lui passait son temps à craindre qu’elle remarque quelqu’un en particulier et qu’elle en tombe amoureuse. Heureusement, ça ne s’était encore jamais produit.

-JE passe mon temps « à comparer qui à la plus grosse masse » ! Répliqua Arisa sans répondre, l’esquivant.

-Oui mais sur toi, c’est plutôt attachant, la taquina t’il.

-Qu’est ce que ça veut dire ?! Que ma stupidité est attachante ?!?!

Wufei se contenta d’un rire pour réponse et la jeune fille ne put rester plus longtemps fâchée, s’apercevant qu’il était en train de plaisanter. 

Ils continuèrent à marcher mais la jeune fille n’arrivait pas à taire son ressentiment. Oui, Wufei était beau, par beaucoup de côté, il était plus beau que tous les autres garçons du village. Par exemple, il était moins musclé, mais il se déplaçait avec grâce quand les autres étaient patauds et lourds. Mais il n’y avait pas que son physique, ce qui le différenciait surtout, c’était sa vivacité d’esprit, son intelligence et sa sensibilité. Elle était donc sure qu’un jour une fille viendrait le lui enlever et que ce jour là, Wufei ne ferait plus du tout attention à elle.

-Oh ! Fit soudain Arisa alors qu’ils sortaient dans un espace découvert où une grande plaine de neige courait jusqu’à l’horizon, un sapin la perçant par ci, par là.

-Qu’il y a-t-il ?

-J’ai cru voir quelque chose bouger là ! C’était sûrement un vampire !

C’était leur grand jeu quand ils étaient enfant. Ils se rendaient à la limite du territoire des vampires dans l’espoir d’en voir un. Mais comme souvent, ils finissaient par en inventer pour se vanter auprès des autres enfants du village.

-A propos de vampire, la nuit tombe, on devrait rentrer, proposa Wufei. Xyadya va être furieuse si on est en retard pour manger.

-… Je me demande si j’aurais un jour l’occasion de combattre un vampire…

-Je ne sais pas. Seuls les plus forts et les plus braves ont réussit à les combattre et à leur survivre… Répondit son frère. Mieux vaut ne pas chercher à les croiser.

***