13-08-2008
Chapitre 1: Un nouveau départ
Auteur: Mimikoooooo le retour, la vengeance, la résurrection, le… Enfin vous avez compris^^
Série: Gros bordel total
Genre: De tout^^
Couple: Que vois-je dans ma boule de cristal… Des sentiments très très très ambigus^^
Disclaimer: Tous les personnages cité appartiennent aux G.girls ou s’appartienne eux même, faut voir.
Disclaimer2: Seishiro appartient à CLAMP, Squall appartient à Squaresoft.
An 1600 du Réveil
Asuka fit claquer les deux portes battantes, faisant sursauter le beau petit monde réunit dans un des nombreux salons du palais d’Alexandrie. Fulminante, elle traversa à grands pas la pièce pour se laisser tomber dans un gros fauteuil blanc et croiser les bras dans le mode de la jeune fille boudeuse et capricieuse.
-JE VEUX PAS… FAIRE UN DISCOURS ! Asséna t’elle en détachant chaque mot pour qu’il résonne avec clarté, intimant le silence.
Son regard fit alors le tour du salon, du canapé où se tenait sagement Naru dans une belle et simple robe rouge, Arisa à ses côtés qui s’était dégottée un pantalon dans une des armoires du palais et Umiko, dans une robe…hum… Etrange comme elle les aimait, l’air aussi ouvert qu’une pierre tombale. De l’autre côté, il y avait Kitsune, dans une courte robe vert jade et Isaka, dans une robe vaporeuse d’un beau jaune.
Asuka chercha des yeux Mimiko et la trouva derrière elle, face à la fenêtre, regardant pensivement le ciel, habillée d’une robe à l’image de son cœur : noire. Elle jouait distraitement avec une de ses mèches blanches, marque de la terreur qu’elle avait ressentie et preuve qu’elle avait échappé de peu à la mort.
D’entre toute, si on omettait Shinobu qu’on avait placée dans une chambre en attendant de lui remettre sa carte mémoire, c’était Mimiko que leur « aventure » avait le plus changée. Elle restait à l’écart, broyant du noir, sans vouloir parler de ce qui la tracassait.
La seule personne avec qui elle avait voulu se confier était Umiko, mais depuis cette discussion les sœurs ne s’étaient plus reparlée et la plus jeune tirait la tronche.
Pourtant, celle qui devrait être mécontente, songea Asuka en repensant à l’entrevue qu’elle venait d’avoir avec Squall, c’était bien elle.
-Bon, je crois qu’on est toute réunie.
-A part Shin, ajouta discrètement Isaka, les sourcils froncé d’inquiétude pour sa meilleure amie.
-Oui, à part Shin. Mais rassure toi, le colonel Squall m’a promit de me rendre sa carte mémoire.
-Comme ça ? S’étonna Arisa.
-Non, pas comme ça… Avec l’assurance que j’assiste au bal de ce soir donné en mon honneur et que je fasse un discours… Grommela Asuka. Autant dire que ça m’emballe un max tout ça…
Puis apercevant le sourire moqueur qui grandissait sur le visage d’Arisa, elle crut bon de préciser :
-Oh mais toi aussi tu dois y participer !
-Heeeiiiinnn ?!?! Quoiiiiii ? Mais c’est pas juste !!!!
Kitsune étouffa un rire.
-En fait vous devez toute y participer !
Kitsune s’étouffa dans son rire tandis que le sourire d’Arisa faisait un retour foudroyant sur son visage.
-Pfff, je suis pas d’humeur à faire la fête… Fit remarquer Isaka.
-Dis toi que c’est pour Shinobu qu’on fait ça.
-Si tu es sa sœur, il pourrait au moins te la donner sans te faire du chantage ! Remarqua Naru.
Le visage d’Asuka s’assombrit, avant de se retourner vers Mimiko :
-Si nous en revenions au sujet qui nous as réunit ici… Autrement dit, le moyen de retourner dans notre monde.
La jeune fille aux longs cheveux noirs se retourna vers ses amies.
-Nous attendons encore quelqu’un, déclara t’elle.
Quelques secondes plus tard, on frappa à la porte et un homme de grande stature en blouse blanche entra dans la pièce. Les cheveux noirs, légèrement bouclé, un visage séduisant, il s’inclina avec élégance devant les jeunes filles avant de se diriger vers Mimiko et se placer à côté d’elle.
Ils se lancèrent un regard et Mimiko engagea la présentation :
-Je vous présente Seishiro Sakurazaka, Grand Invoqueur de l’Envers. Il a participé à la création du portail inter-dimensionnel.
-En gros c’est à cause de lui que t’as failli passé l’arme à gauche, traduit Naru en lui lançant son regard suspicieux n°7 « hmm Mimiko n’attire que des types dangereux… ».
Seishiro ne se départit pas de son sourire aimable malgré les regards acérés que lui lança alors le reste de la troupe.
-Il est là pour nous aider, précisa la brune en s’avançant vers le dossier du fauteuil d’Asuka pour s’y appuyer. Mais avant de parler de lui, il me faut vous dire la vérité telle que je la connais.
-La vérité ? Sur quoi ? S’étonna Kitsune.
-Sur les Clefs ? Demanda doucement Asuka en croisant les mains sur son genou.
Mimiko opina de la tête et leurs amies purent alors voir le même air grave se peindre sur leurs visages.
-Comme le disait Yuko, le fait que nous soyons toutes les deux dans ce monde était inéluctable. Car en fait, c’est à ce monde là que nous appartenons, et non à la Terre.
Les doigts d’Asuka se crispèrent en entendant ce qu’elle avait tant redouté.
Alors c’était vrai. Son frère était réellement Squall, elle était donc une princesse de l’Envers. Mais… Pourquoi n’en avait-elle aucun souvenir… ? Et sa famille ?
Comme si elle devinait ses pensées, Mimiko se mit à aborder le sujet depuis le commencement.
-Nous sommes issues d’expériences visant à incarner sous forme humaine les Clefs permettant de se rendre sur Terre. Je suis la Clef qui permet de se rendre sur Terre et Asuka est la Clef qui permet d’en revenir. Le Roi Loire avait besoin des deux pour aller sur Terre et ce, pour une raison que j’ignore. Je peux dire que tout cela est la vérité pour ma part car depuis que je suis dans le Monde des dragons, je fais des rêves de cette période. Pour une raison que j’ignore aussi, le Roi a utilisé ses gènes et ceux de sa femme pour Asuka et l’a élevé comme sa fille. Et ce jusqu’au jour où j’ai pût ouvrir un passage. Il s’est rendu sur Terre accompagné d’Asuka pour pouvoir revenir dans l’autre sens, mais au moment de repartir, Asuka a ouvert le passage mais n’a pas pût suivre son père et est donc restée sur Terre.
Mimiko s’arrêta à ce moment dans son discours, laissant le temps pour Asuka de digérer ces informations qu’elle-même n’avait pas encore réussi à accepter.
-Ce qui explique qu’Asuka était sur Terre, déclara Arisa, mais pour toi ?
-Je ne sais pas vraiment. On m’a juste dit qu’il y avait eu un incident et que ce jour là, j’avais disparut du Monde des Dragons. J’en ai conclut que j’avais dû aller sur Terre moi aussi.
-Donc si on est là, c’est parce que vous êtes les Clefs et qu’on s’est accroché à vous lorsque vous avez été entrainé dans votre monde d’origine… Songea Kitsune, mais pourquoi seulement maintenant ?
-Je suppose fortement Deep Dark et Holy Flame d’y être pour quelque chose, expliqua Mimiko. A chaque fois que j’ai changé de monde grâce à ma magie, Deep Dark était présent. Mais je ne connais pas son rôle…
-Mais Holy Flame et Deep Dark ne sont pas considéré comme des Dieux dans ce monde ? Intervint Isaka.
-D’anciens dieux, rectifia Seishiro qui jusqu’ici était resté silencieux. Présentement nous ne vénérons aucun dieu, que ce soit en Envers ou en Endroit. Mais autrefois, nos ancêtres avaient des multitudes de dieux et Holy Flame et Deep Dark étaient au sommet de la hiérarchie.
-Bon, de toute façon, si j’ai bien compris, c’est Mimiko qui peut nous ouvrir un passage pour rentrer sur Terre, annonça Naru. Alors on participe à ce foutu bal, on récupère la carte mémoire de Shinobu et hop, on se casse de ce monde pour de bon sans se torturer l’esprit avec le pourquoi et le comment !
-En fait non, ça ne va pas se passer comme ça, la coupa froidement Mimiko en lui désignant une de ses mèches blanches, je crois avoir prouvé que j’étais incapable d’ouvrir ce fichu portail sans y laisser la vie.
Un silence accablé et contrit suivit sa déclaration. Enfin, silence accablé pour Kitsune, Naru et Asuka, légèrement contrit pour Arisa et Isaka, et complètement désintéressé par Umiko qui n’avait toujours pas ouvert la bouche.
-C’est pourquoi je suis là ! Intervint Seishiro. Dame Mimiko m’a chargé de découvrir pourquoi, alors qu’elle devrait en avoir le pouvoir, elle n’arrivait pas à ouvrir le portail. La réponse que j’ai trouvée grâce aux données récupérés par les ordinateurs est celle-ci : Vous n’avez pas assez de puissance en vous. La machine aurait pompé votre puissance jusqu’à la dernière goutte si vos amies n’étaient pas venues vous sauver.
-Mais étant la Clef, je devrais avoir assez de puissance…
-Vous avez raison, vous n’êtes pas la Clef, répondit Seishiro avec un petit sourire énigmatique.
-Comment ça ?!?
-Je crois en réalité que la Clef, le jour de l’incident, n’a jamais quitté le Monde des Dragons. Et d’ailleurs, elle n’en avait pas la faculté, contrairement à la Clef de la Terre. Je pense plutôt que son corps, avec toute sa puissance, a été soigneusement caché.
-…Caché… Murmura Mimiko.
-Ca vous rappelle quelque chose ?
La jeune fille lâcha le dossier du fauteuil, l’air vague et se retourna vers la fenêtre.
-J’ai fait un rêve où j’étais poursuivie… Des gens voulaient me faire du mal… Et Elle, elle m’a cachée… et elle est morte en me protégeant…
-Elle ? Questionna Arisa.
-Le scientifique en charge du développement de la Clef du Monde des Dragons, Chitose Hibiya, répondit Seishiro qui avait perdu son sourire. Elle a pendant quelques temps été mon maître, c’était une grande créatrice de cyborg et elle a été effectivement jugé coupable de trahison.
-Chi…Tose… Hibiya… Répéta Mimiko, mettant un nom à l’image de la douce femme aux longs cheveux noirs et bouclés.
-Je pense qu’elle a dû créer un corps de substitution à la Clef, moins puissant, mais capable d’aller sur Terre, en prévision de ce qui allait arriver. Votre corps, Dame Mimiko. Et si vous tenez vraiment à retourner sur la Terre…
Cette dernière se retourna et pour la première fois depuis longtemps, on pût voir ses yeux briller d’une farouche détermination :
-J’y tiens. Il y a quelqu’un là bas que je dois sauver !
Les autres filles présentes la regardèrent avec surprise, se demandant ce qu’était cette nouvelle histoire.
-J’imagine que vous voulez parler d’Heero.
Une exclamation de surprise et d’indignation sortit de la bouche de Naru, mais Mimiko l’arrêta d’un geste autoritaire, peu désireuse de subir le sermon du « quoi mais pourquoi tu veux sauver un fou qui t’a enlevé dans le but de te faire tuer par une machine dévoreuse d’énergie ! ».
De leurs côtés, Isaka murmura à une Kitsune qui haussa des épaules : « Mais qui est ce Heero ? ».
-Sachez juste, que si c’est votre décision, ce sera la dernière fois que vous remettrez les pieds sur Terre.
-Je m’en contrefiche. Tout ce qui m’importe c’est de ramener Heero avec moi et de permettre à mes amies de retourner sur Terre si elles le désirent.
-Pour cela, il va falloir que vous retrouviez votre vrai corps dans l’ancien laboratoire qui est abandonné depuis quinze années.
-Arf, va y’avoir une de ces couches de poussière… Déclara Kitsune en croisant les bras.
-Oh, il y aura plus que de la poussière, croyez moi. Les manipulations de Leaf et les endroits sombres et humides attirent de puissants monstres… Il serait bon pour vous d’être puissamment accompagné.
-Bah, demandons à Duo, il nous doit bien ça ! Déclara Arisa.
-HEIN ?! Pourquoi lui ?! Grommela Asuka.
-Parce qu’il est fort et qu’on a les même gouts musicaux, répliqua la guerrière. Par ailleurs, il a promis de me faire écouter des morceaux de groupes de ce monde !
-En plus, à ce que j’ai entendu dire, la guilde Avalanche participe aussi au bal en signe de réconciliation, ajouta Seishiro en s’inclinant pour prendre congé, suivi de Mimiko.
Ces derniers sortirent de la pièce et dans le salon, on se mit à discuter de ce qu’on venait d’apprendre.
-A ce que j’ai compris, c’est repartit pour un tour, maugréa Naru. Il va falloir à nouveau nous battre pour ne pas être tuée ! Ah elle est belle la morale des jeux vidéos !
-Tu n’es pas obligé de venir, intervint Arisa. Et puis ce n’est pas tout a fait comme avant : 1 : on sait enfin comment se rendre sur Terre, 2 : grâce au fait d’avoir une amie princesse, on a un superbe palais gratuit comme lieu de rassemblement et où tu peux rester en attendant qu’on trouve le vrai corps de Mimiko !
-Je pense que je me ferais un sang d’encre… Et quand à avoir un palais, je te rappelle qu’on est quand même bien surveillée !
-C’est normal, on a essayé de tuer le prince ! (Et royalement raté d’ailleurs, j’ai même pas eu un misérable petit point d’expérience !) Mais dis-moi, juste par curiosité, qui est Heero ?
-Oui, c’est une bonne question ça ! Approuva Asuka alors que Kitsune et Isaka se penchaient aussi sur elle pour connaitre la réponse.
-C’est le cyborg qui nous as trahit, qui a mit Shinobu dans l’état où elle est et qui a kidnappé Mimiko pour l’emmener au colonel Squall qui lui ressemble presque comme deux gouttes d’eau. Et il n’a que ce qu’il mérite !
-Alors pourquoi Mimiko veut le sauver ? Fit Arisa, perdue.
-C’est évident, râla Umiko qui daigna enfin parler, elle est amoureuse de lui ! Ca crevait déjà les yeux un jour après qu’ils se soient rencontrés !
-Oui mais c’était avant tous les horribles trucs qu’il a fait ! Objecta Naru.
-L’amour est aveugle.
Umiko haussa des épaules d’un air fataliste et décida à son tour de rejoindre sa chambre pour essayer de joindre Takuto.
Naru poussa un profond soupir : elle n’allait pas dire qu’elle était fatiguée après s’être reposée pendant les deux semaines de convalescence de Mimiko et d’Asuka, dans des conditions digne des meilleurs hôtels de luxe. Mais elle commençait à avoir profondément du mal à comprendre ses amies.
Un nouveau bruit à la porte stoppa la discussion et un homme tout de blanc vêtu fit son entrée dans la pièce. Les cheveux blonds, longs, le visage fin, des yeux couleur améthyste, une chouette ébouriffée se tenant sur son épaule. Kitsune cru que sa mâchoire allait se décrocher.
-Tiens… En parlant d’amour, fit Asuka en attrapant le bras de Naru pour l’encourager à quitter la pièce avec elle.
-GABIN ?!?
Kitsune sauta du canapé comme si un ressort avait été placé sous ses fesses et rattrapa de justesse Aile d’Acier qui avait mal calculée sa trajectoire de vol.
Asuka en profita pour tirer Naru, Arisa et Isaka derrière elle sous prétexte d’aller voir sa belle robe pour le bal.
***
Gabin et Kitsune étaient restés seuls dans la pièce. La rousse se rassit en lissant sa robe sur ses cuisses tandis qu’il s’avançait vers elle pour atterrir sur le canapé d’en face.
-Mais que fais-tu ici ? S’étonna-t-elle. Je croyais que tu ne quittais pas ou très rarement Traverse !
-Aujourd’hui est un cas de rarement. Des rumeurs à votre compte sont arrivés jusqu’à mes oreilles.
-Des rumeurs ?
-Plusieurs topics à votre sujet ont été créé sur le BBS…
-Le BBS ? C’est quoi encore ça ?!
-Le forum du réseau de l’Envers. En ce moment, les gens sont en train d’y divaguer au sujet de huit jeunes filles qui viendraient de l’Autre Monde… D’habitude je ne prête pas foi à ce genre d’inventions… Les gens ne savent plus quoi inventer pour amuser la galerie… Mais tout de même autant de pers…
-C’est la vérité, lança Kitsune.
Les lèvres de Gabin s’entrouvrirent, mais celui-ci ne pût sortir aucun mot. Ses yeux parlaient à sa place et la jeune fille se sentit incapable de soutenir son regard.
-Je suis désolé de t’avoir menti, mais tout était nouveau pour moi et on ne savait pas en qui et en quoi on pouvait faire confiance… Alors j’ai inventé ce bobard sur notre village éloigné de tout… De toute façon ce n’est pas important ! Se hâta-t-elle d’ajouter.
-Bien sur que c’est important ! Tempêta l’homme en face d’elle. Il a toujours été dans l’inconscient collectif que lorsque des humains de l’Autre Monde viendraient, les choses changeraient !
-Quelles choses ?!
-Je n’en ai aucune idée !!! Personne ne sait si c’est en mal ou en bien ! Et c’est pour ça que je devais vous prévenir : tout le monde ne voit pas l’arrivée de jeunes filles de l’Autre Monde d’un bon œil.
Kitsune fit les grands yeux, étonnée par cette nouvelle et fascinée par le beau visage en colère de Gabin.
-De toute façon, on va repartir dans notre monde.
Les mots sortirent tout seul de la bouche de Kitsune et eurent l’effet d’une petite bombe. Elle les regretta presque aussitôt.
Pendant un instant, elle vit quelque chose passer, lumière aussi vive qu’une étoile filante, dans les yeux mauves de Gabin, puis il se leva et se détourna.
-J’imagine que je ne peux rien faire pour te faire changer d’avis…
-Je suis désolée… Murmura Kitsune. Mais depuis le début j’ai…
-Oui, je sais, tu n’as rien fait pour m’encourager.
Elle était peinée par le ton de sa voix, presque éteint, et surtout, elle se sentait déchirée. Etait-ce un mensonge ? Pourtant son cœur avait battu à cent à l’heure à chaque fois qu’elle avait reçu une de ses lettres… Elle n’arrivait pas à identifier ce sentiment.
-Je n’ais pas répondu à ta dernière lettre, déclara soudainement Gabin. Mais je ne sais pas si ça t’intéresse maintenant de connaitre la réponse…
-C’est vrai ça ! S’exclama t’elle-même si à cause des derniers évènements elle n’avait pas repensé aux étranges rêves qu’elle avait fait.
Des rêves contenant deux guerriers qui lui adressaient toujours des regards doux et aimants et quelque fois, une jeune femme perdue dans ses pensées.
-Aura, Eyle et Delph sont des héros de la Grande Intervalle… Ils ont vécu il y a au moins 500 ans et on connait peu de chose de cette période et de ce qui a précédé. On sait cependant qu’à la suite de leurs actes héroïques, leurs noms ont été donnés aux trois pays de l’Endroit et qu’Eyle et Delph ont été les premiers rois de ces nouveaux états. Mais nous, Mages Blanc, en connaissant plus au sujet d’Aura car elle est la fondatrice de notre classe.
-La classe des Mages Blancs n’a pas toujours existé ?
-Si, mais c’est elle qui nous a montré la voie à suivre. C’est presque une déesse pour nous… Et elle l’était réellement… Alors que c’était une petite fille, on la disait capable de ramener les morts de l’Au-delà ! C’est elle qui a prônée la neutralité des Mages Blancs en s’opposant à la Grande Guerre. Elle parcourait les champs de batailles dans l’espoir de sauver ceux qui avaient échappés à la mort, qu’ils soient d’un continent ou d’un autre. Pour bien qu’on la voit, elle portait un manteau blanc identique à celui que les Mages Blancs portent tous aujourd’hui…
-Je vois…
-Si tu en as l’occasion, tu pourrais te rendre dans la plaine d’Andante, au pays d’Aura, où se trouve sa tombe. C’est un lieu de pèlerinage plutôt prisé.
-Je doute que ce soit possible.
-C’est vrai… Vous repartez quand ?
-… Précisément, je n’en ais aucune idée. On doit d’abord allez récupérer quelque chose dans un vieux laboratoire désaffecté…
-Quant à moi, je vais retourner à Traverse… Et essayer de trouver un nouvel élève, soupira Gabin en se levant pour sortir. J’imagine que tu n’as plus besoin de mes conseils, mais si jamais… Garde Aile d’Acier jusqu’à ton départ. Sinon… Eh bien Adieu Kitsune.
La chouette hulula tristement dans les bras de Kitsune et celle-ci le regarda quitter la pièce sans bouger. Elle n’arrivait plus à penser clairement.
Où était donc sa place ? Sur Terre… Ou dans ce Monde… ?
Voila une question qui mériterait réflexion pendant le trajet jusqu’au laboratoire.
***
Gabin referma péniblement la porte derrière lui et s’y appuya.
Elle n’avait même pas esquissé un mouvement pour le retenir. Elle n’avait rien dit.
-Tu avais raison depuis le début. Il n’y avait pas de futur pour nous deux… Déclara-t-il en direction d’Isaka.
Elle se tenait debout non loin de lui, le regard plongé dans ses pensées.
-Je suis désolée…
-Ca va, tu n’y es pour rien, répondit Gabin en balançant la tête de gauche à droite.
Il se décrocha de la porte et ébouriffa affectueusement les cheveux de la brune avant de se diriger vers la sortie :
-Byebye Isaka.
Elle le regarda quitter le couloir, un sentiment de tristesse l’envahissant.
-Si, c’est quand même un peu de ma faute…
***
-Vous vouliez me voir ?
Mimiko se tenait debout au milieu d’un bureau impeccablement rangé, où chaque meuble brillait de propreté.
L’homme lui montrait son dos, les yeux tourné vers la baie vitrée, regardant la ville d’Alexandrie s’étendre à ses pieds.
-Nous avons encore quelques petites choses à régler, approuva le colonel Leonheart sans se retourner.
-J’imagine.
-Je ne peux pas laisser la Clef du Monde des Dragons se promener dans la nature.
-Je comprends…
-Seishiro m’a tout raconté. Il m’a dit que tu comptais te rendre à l’ancien laboratoire pour récupérer ton vrai corps. Et je subventionne ce projet. Telle que tu es, incomplète, tu ne sers à rien.
Mimiko laissa passer, toutes ces histoires de Clef ne l’atteignaient plus : tout ce qu’elle voulait, c’était être aux côtés d’Heero. Tant pis si on la considérait comme un objet. Elle était prête à le supporter.
-Quant à Heero…
-Vous pouvez vous retourner, le coupa froidement Mimiko, vous ne lui ressemblez pas du tout.
Elle eut le plaisir de voir les épaules du colonel frémir et celui-ci pivota sur lui-même, le visage vierge de toute émotion.
-C’est la première fois qu’on me dit ça. Mais puisque vous tenez tellement à lui, je vais nous simplifier la tâche.
-Que voulez vous dire ?
-Je vais passer un marché avec vous. Votre liberté contre Heero.
Les yeux de Mimiko s’agrandirent sous l’effet de la surprise, puis elle fronça les sourcils, incertaine d’avoir compris ce que voulait l’homme.
Squall s’approcha de son bureau et s’y assit, attrapa une feuille et commença à rédiger un contrat.
-Je veux l’assurance que vous restiez ma prisonnière, en échange je fais d’Heero votre cyborg. Il n’aura plus à obéir à mes ordres et sera sous les vôtres. C’est un moyen de vous assurer aussi un garde du corps.
Et ainsi Heero sera libre, songea la jeune fille, retenant un sourire. Mais c’est sa liberté contre la sienne.
-Qu’entendez vous par le terme de prisonnière ?
-Il vous sera interdit de quitter Alexandrie sans mon autorisation, vous serez traitée comme n’importe quel Invoqueur en charge de la sécurité, sauf que vous, hormis situation particulière, vous devrez assurer la sécurité du portail des Mondes. En tant que Clef, c’est votre devoir. Vous serez logée et nourrie au château et sous mes ordres directs…. Et j’allais oublier : personne ne franchit le Portail des Mondes sans mon autorisation. Qu’en dites-vous ? Je peux vous laisser le temps d’y réfléchir…
-Inutile. J’accepte.
-En êtes vous sure ? Alors que vous me détestez ?
Pour la première fois depuis longtemps, un sourire naquit sur les lèvres de Mimiko.
-Alors ça se voit tant que ça ? Oui j’accepte, mais j’y mets une condition.
-Laquelle ? Demanda aussitôt Squall, le visage sombre, prêt à refuser tout marchandage de n’importe quelle sorte.
-Je veux que vous laissiez mes amies retrouver leur monde. TOUTES mes amies.
-Hmph… Très bien. Mais le cas d’Asuka est particulier. Je ne permettrais pas qu’elle retourne sur Terre. Sa place est ici.
-Voila des propos bien égoïste, fit remarquer Mimiko.
Squall ne lui répondit pas et fit glisser le contrat et son stylo sur la table, jusqu’à la jeune fille.
Mimiko s’empara du stylo et resta un moment songeuse. Si elle signait, elle se condamnait pour le reste de sa vie à rester enfermée, comme un oiseau en cage, entre les murailles d’Alexandrie.
Sa liberté était la chose la plus chère à ses yeux.
L’image d’Heero flotta alors dans son esprit et son cœur se mit à battre plus fort. Heero, si déchiré, si enchainé… Elle voulait qu’il connaisse la liberté lui aussi et ce, même si ses sentiments n’étaient pas partagés.
Heero… Il y avait la possibilité qu’il s’envole et qu’il ne revienne pas vers elle.
Elle posa la mine du stylo sur le papier, l’encre se mit à faire une tâche, puis elle inscrivit son prénom en bas de la page, les dents serrées.
Squall récupéra sa feuille et fixa un moment la jeune fille qui s’était immobilisée.
-L’amour fait vraiment faire des choses incroyable.
-Je ne m’attends pas à ce que vous compreniez, murmura t’elle.
Elle s’inclina rapidement devant le bureau et sortit de son pas le plus rapide de la pièce, claquant la porte derrière elle. Une fois sortie, elle courut dans les escaliers jusqu’aux espèces de mâchicoulis qui reliaient les tours du palais ensembles et sorti à l’air libre. Dehors, elle inspira une grande goulée d’air frais, le vent faisant voler ses cheveux et sa jupe autour d’elle. Mimiko se tourna vers le désert, regardant le soleil disparaitre derrières les roches couleur brique du Désert du Sud.
Alors, et seulement, des larmes se mirent à couler de ses yeux, contemplant ce qui lui serait à jamais refusé.
-Adieu…
A suivre…
22-08-2008
Chapitre 2 : Le bal (Partie 1)
Auteur: Lalala… Mimiko
Série: Cendrillon… Non je rigole !
Genre: Attention… Description !
Couple: Niehehe… Duo en profite…
Disclaimer: Tous les personnages cité appartiennent aux G.girls ou s’appartienne eux même, faut voir.
Disclaimer 2 : Duo, Trowa et Wufei sont à Sunrise, Squall est à Squaresoft
Disclaimer 3 : Le design de la tenue de bal d’Arisa appartient à Kitsune vu que j’ai choisi d’utiliser celle là.
Des feux d’artifices éclatèrent en milles corolles de rouges et de jaune dans le ciel nocturne d’Alexandrie, annonçant le début des festivités. Toute la noblesse s’était regroupée au palais tandis que les plus basses classes se réunissaient autour de tables à tréteaux disposé dans les rues, heureux de cette occasion de faire la fête, amenant chacun un petit quelque chose pour former un banquet.
Les jeunes filles invitées au bal avaient levé la tête sur la coupole de verre qui coiffait la salle des fêtes, observant les dernières lumières s’embraser dans l’air, crépitantes. Dans la pièce, les musiciens ne les avaient pas attendus pour entonner des airs gais et des danseurs faisaient des prouesses de grâce ou de maladresse sur le dallage ocre et brillant qui ornait le sol.
Cependant, comme on s’y attendait, celle que tout le monde remarquait était celle qui avait enfilé son tout nouveau rôle de princesse en urgence. Les servantes avaient fait des miracles : Arisa ne la reconnut pas tout de suite tellement Asuka avait gagné en féminité et en charme.
-INCROYABLE ! S’exclama Arisa. On dirait une VRAIE princesse !
Heureusement que l’intéressée ne l’entendit pas, trop occupée à se débarrasser d’un comte de machin truc qui empestait l’alcool à chaque fois qu’il reprenait sa respiration.
Elle portait une robe très imposante, mais qui paraissait fait de tissus très légers et souples. Elle dégageait son cou, ses épaules et son décolleté, mettant en valeur sa peau au grain clair. Sa taille était quand à elle étriquée dans un corset rouge comme les roses, ce qui contrastait avec le blanc chatoyant du reste de la tenue. Le jupon était ample, entourant ses jambes de plis esthétiques et frôlait le parterre quand elle marchait dans un doux froufrou. On ne pouvait donc pas voir les chaussures à talons transparentes qui lui ceignaient les pieds, mettant n’importe qui de non habitué à danser en talons au supplice (Et il se trouvait que comme par hasard, c’était son cas). Elle portait sur ses avants bras des manches bouffantes, retenue par un ruban un peu avant le coude qui laissait s’écouler comme dans une cascade la tulle brillante sur ses bras et ses mains. Elle avait passé une écharpe blanche avec un liseré doré partant de son épaule et traversant sa poitrine jusqu’à sa taille, signe de paix et de royauté. Autour de son cou brillaient une dizaine de perles du plus bel effet et à ses oreilles, des petits éclats de cristal. Ses cheveux avaient été remontés en un chignon et une tiare était délicatement posée sur sa tête.
Oui, ainsi parée, Asuka était une toute autre personne.
Et Arisa n’était pas la seule à regarder avec fascination le port droit et fier inchangé de la jeune fille, puisqu’un jeune homme, adossé contre un des murs, un verre de champagne à la main, dans une tenue qui détonnait avec le reste de l’assemblé, avait les yeux fixé sur elle.
Comme toujours, Duo avait voulu faire un pied de nez aux convenances en s’habillant comme on le faisait chez lui, dans son « petit » comté perdu au milieu des prairies du Pays d’Aura. Il portait ainsi un pourpoint noir, rehaussé de fils d’argent, comme le devait être un vêtement d’un fils de grande famille. Sur ses jambes, il avait enfilé des chausses qui moulaient les muscles de ses chevilles et de ses cuisses, tandis qu’aux pieds il portait de petites bottes en cuir. Sa tête était cerclée d’un fin anneau d’argent et un diamant brillait à une de ses oreilles.
Apercevant finalement Arisa, Umiko, Kitsune et Naru, il fit signe à un homme prés de lui et s’approcha d’elles.
L’homme qui l’accompagnait n’était rien d’autre que Trowa Barton, dans un magnifique uniforme d’apparat probablement emprunté à quelques nobles dignitaires d’Alexandrie. Sa couleur vert jade faisait ressortir l’œil qu’il ne cachait pas, le rendant plus brillant que jamais.
Il s’inclina avec politesse devant les jeunes filles :
-Mes demoiselles, vous êtes sublimes ce soir.
Arisa accueillit le compliment avec humour et ironie, incapable de croire que cela pouvait être possible.
Pourtant, avec un point de vue plus objectif, elle aurait pût admettre qu’elle n’avait rien à envier à Asuka. En effet, loin de son costume traditionnel plutôt déshabillé et des lugubres tenues de vampiresses dépressive, la robe noire et violette que lui avait choisit d’emblée Kitsune dans les vêtements qu’on leur avait proposés, lui allait comme un charme. Tout comme celle d’Asuka, sa robe était décolletée au cou et aux épaules, deux bretelles de perles la maintenant d’un côté. L’étoffe noire, du velours, s’ouvrait en deux pans à partir de la taille, découvrant un jupon d’un tissu plus fin et plus soyeux aux délicates nuances de parme. Cette même étoffe lui couvrait les bras, lâche et ouverte en une fente qui lui permettait de bouger ses bras sans être gênée. Elle avait prise pour seuls bijoux un ras de cou et un pendentif, ainsi que les perles qui formaient sa coiffure : relevée derrière la tête, des mèches d’or dégringolaient sur sa nuque tandis que d’autres cernant son visage.
Oui, elle avait l’air beaucoup plus fragile, c’était presque une femme qu’on rêvait de sauver d’un méchant dragon avant de l’épouser… Sauf qu’en réalité, il y avait de forte chance pour que ce soit elle qui vous sauve, administrant un bon coup de massue sur la tête du reptile !
Duo sourit à cette pensée, se rappelant les terribles rumeurs qui foisonnaient au sujet des barbares du nord. L’une d’elle étant qu’ils déracinaient les arbres pour se battre avec !
-Je ne crois pas que vous nous aviez été présenté, fit Duo en regardant les compagnes de la guerrière et de la Mage Blanc, toute deux inconnues à lui.
-Ah c’est vrai ! Naru, Umiko, voici le chef de la Guilde Avalanche : Trowa Barton, et l’un de ses compagnons qui nous a énormément aidés : Duo Maxwell. Naru est une amie et Umiko, la petite sœur d’une de mes amies.
Les deux hommes se courbèrent alors d’une révérence en leur assurant qu’ils étaient à leurs services.
Devant tant de manière, de légère rougeurs apparurent sur les joues de Naru qui ne savait pas comment se comporter, se sentent complètement hors de propos dans cette salle qui avait tout d’un rêve éveillé avec sa lumière, sa scintillance et sa musique. Et encore moins devant l’élégant homme devant elle qui avait tout d’un prince charmant : la politesse, la beauté et l’allure. Surtout quand celui-ci s’approcha pour s’emparer sa main d’un geste doux et pourtant ferme.
-Puis-je vous inviter à danser ? Demanda Trowa.
-Je…Je…Je ne sais pas danser, bégaya t’elle, consciente de ressembler à une débutante cramoisie, incapable de croire qu’il s’adressait bien à elle.
-Ce n’est pas très difficile, je vous guiderais.
Et sans qu’elle est eut le temps de trouver une nouvelle excuse, Arisa la poussa d’une bourrade vers lui et il la tira derrière elle grâce à la main qu’il avait gardé dans la sienne. Une fois arrivé au milieu de la salle, il se plaça devant elle et posa sa main sur sa taille, Naru posa alors la sienne sur son épaule, bien qu’il fut grand. Il se mit alors à esquisser des pas que la jeune fille essayait de suivre de son mieux, son visage ayant quelques difficultés à quitter ses pieds, trop intimidée pour pouvoir le regarder dans les yeux.
Elle ne comprenait pas pourquoi de toutes les filles présentes, il l’avait choisi ! Elle qui avait prévu de rester avec Arisa, collée au buffet !
Ce qu’elle ne savait pas, c’est que dans ce monde, on laissait rarement des jeunes filles aussi bien apprêtée faire tapisserie. Les hommes se faisaient un devoir de faire danser toutes les filles. Mais cela n’avait rien à voir avec elle puisque Naru était la première cavalière de Trowa.
Et vu comme il prenait plaisir à lui donner des conseils, il sembla à Duo qu’il n’en n’aurait pas beaucoup d’autres !
Il fallait dire que la jeune fille ressemblait à une nymphe toute droite sortie de la forêt : sa longue robe blanche, fluide, adoptait les mouvements de son corps comme de l’eau, elle était couverte de motifs de fleurs, de plantes et de papillons. Un nœud serrait le tissu sous sa poitrine et le haut de la robe était identique à celui de ses amies. Une bretelle sur les épaules, pas de manches mais des gants très longs du plus beau satin blanc. Pour finir, un voile transparent couvrait son jupon, lui donnant une apparence vaporeuse. Ses boucles du plus beau brun étaient eux aussi retenus en arrière, lui laissant uniquement deux anglaises de chaque côté de son visage, tandis que des boucles d’oreilles en forme de lune brillaient à ses oreilles.
-Eh bien, eh bien, siffla d’amusement Kitsune. On dirait qu’on ne risque pas de la voir revenir de sitôt !
-C’est aussi mon avis, approuva Duo, l’attention brutalement occupée par la jeune fille qu’il voyait arriver à une allure prudente vers eux.
-J’espère que je ne vais pas rester sur la touche ! Souhaita Umiko, sentant venir en elle l’envie de danser et trépignant sur place.
Elle portait une tenue qui différait de ses amies car son jupon bleu pâle était court, au niveau des genoux, fait d’un tissu plus rigide qui gardait ses plis, et un obi aux longs pans décorés d’un paysage abyssal lui ceignait la taille. Elle n’avait pas de manches mais là aussi, de longs gants blancs aux reflets d’azures. Elle chaussait de jolies petites bottines et ses cheveux avaient été laissé lâchés après avoir subi un lissage conséquent ainsi qu’une petite coupe.
-Franchement, moi je m’en fiche, répondit Arisa avant de tourner le visage vers Duo, mais bon, si jamais on m’invite je ne dirais pas non…
Mais le garçon ne l’écoutait pas vu qu’il était tourné vers Asuka qui arrivait prés d’eux, moitié marchant, moitié clopinant. D’ailleurs son dernier pas manqua de lui faire embrasser le sol et elle ne dût son salut qu’à l’invoqueur qui s’empressa de la rattraper :
-Doucement… Voila ce qui arrive quand on n’est pas habitué à porter des talons !
Asuka maugréa, montrant que sous ses allures de princesse, elle restait Asuka, cherchant à revenir sur ses pieds alors que le jeune homme faisait tout pour allonger le moment où il pourrait encore la tenir dans ses bras.
-Ce n’est pas du tout ça, j’ai JUSTE trébuchée ! Et puis moi aussi j’ai le droit d’en avoir marre de sourire à des inconnus. Encore heureux qu’ils me demandent pas de danser ! Vous ça va ?
-Oui, Naru a déjà été invitée, répondit Kitsune en montrant du doigt une Naru se confondant d’excuse parce qu’elle venait de marcher sur les pieds de son cavalier.
-Ah cool. Je ne vois pas Mimiko et Isaka parmi vous, où sont-elles ?
-Je ne sais pas où se trouve Mimiko, sûrement à bouder dans son coin… Je sais vraiment pas ce qu’elle a cette fille, quant à Isaka, elle préférait ne pas quitter le chevet de Shinobu…
Le nom de la petite cyborg dans un coma électrique suffisait toujours à plomber l’ambiance générale et Duo s’empressa de changer de sujet.
Même si de son point de vue la perte d’un cyborg était plutôt une bonne chose… ah qu’est ce qu’il ne les aimait pas ces machines !
-Je suis sur que tu ne peux plus faire un seul pas à cause de tes talons…
-Bien sur que si ! Répliqua Asuka qui comme prévu avait pris la mouche.
Duo eut un sourire moqueur et les yeux brillants, il s’empara de la main de la jeune fille pour y déposer un baisemain :
-Dans ce cas, ô princesse, êtes vous capable de prouver vos dires sur la piste de danse ?
La moutarde commençait à monter au nez de la jeune fille… ou était-ce le battement soudain irrégulier de son cœur ? Ah, pourquoi fallait-il qu’il soit si beau ???!!! Il n’aurait pas pût naitre bossu et le nez de travers ?!?!
-TU VAS VOIR CE QUE TU VAS VOIR ! Grogna t’elle en relevant ses jupes d’une façon peu gracieuse pour marcher à grands pas jusqu’au centre de la piste de danse.
Duo la suivit en trottinant, satisfait d’avoir réussi son coup sous les regards désespérés de Kitsune et d’Arisa.
Celle-ci se tourna alors vers la rousse :
-Au fait, je n’ai pas vu Gabin dans la salle.
Au nom du Mage Blanc, Kitsune se rembrunit et approuva d’un mouvement de la tête.
-Je pense qu’il est rentré à Traverse.
-Ah bon ? Je pensais pourtant qu’il te collerait comme une limace.
-Sympa la comparaison ! Ironisa Kitsune. Non, il ne va pas me coller. Je lui ai dit que je comptais retourner sur Terre et il a très bien compris ce que ça signifiait.
-Oh je vois… Répondit Arisa, ne sachant pas quoi dire d’autre.
Elle contempla un instant la salle de bal et ses danseurs. Asuka et Duo semblaient plus s’affronter dans un combat de pieds qu’exécuter une danse. Ils se lançaient réplique sur réplique sans se fatiguer, semblant s’amuser autant l’un que l’autre.
Naru et Trowa Barton, de leur côté, valsaient timidement, d’un pas léger et silencieux.
Un sourire mi-figue mi-raisin apparut sur le visage de la blonde, ne sachant si elle devait réellement se réjouir et bénir les couples de sa bienveillance.
Après tout, elles voulaient repartir sur la Terre et si Arisa n’avait rien dit pour l’instant sur son envie de rester ici, Umiko avait déjà fait valoir son intention de ne pas revenir dans son Monde.
Un regard derrière la jeune fille lui montra une silhouette habillée de pied en tête de noir montrer son nez et les repérer. Mimiko se fraya un passage dans la foule et les rejoignit.
-Te voila enfin, toi ! S’exclama Arisa.
-Oui, je fais mon apparition pour la forme, grommela la brune, c’est demain qu’on part pour le laboratoire et je sens que je vais avoir du mal à dormir.
-Duo accepte de nous accompagner au labo, déclara Arisa.
-Très bien, alors on ne sera pas toutes obligée d’y aller, raisonna Mimiko en se tournant vers sa petite sœur : Umi, il vaut mieux que tu reste ici.
-Quoi ?! Mais c’est dégueulasse ! Je veux y aller ! En plus j’ai un niveau plus fort que toi je te rappelle !
-Je serais plus tranquille si tu ne viens pas !
-Ouais en gros t’es plus tranquille si je ne suis pas là alors tu veux que je t’attende patiemment dans ce château en faisant du tricot et puis que je reparte sur la Terre une fois que tout sera terminé !
-Oui, c’est trop dangereux pour toi, il faut que je te….
-Si tu veux mon avis, c’est en train de s’envenimer, murmura Arisa à Kitsune qui s’était prudemment éloignée des sœurs.
-Non, je regrette, t’as pas d’ordre à me donner je fais ce que je veux. EN PLUS T’ES MEME PAS MA SŒUR !!! Alors t’as rien à me dire, t’as aucun droit sur moi !
Mimiko se figea, comme si elle venait de se faire frapper par la foudre et resta muette, les yeux écarquillés, le visage pâle, regardant fixement Umiko et son visage buté.
Elle accusait le coup.
Puis, sans rien dire, elle se retourna et se dirigea à pas lent, comme un automate, vers la porte de sortie la plus proche.
-Tu n’aurais pas dû lui dire ça, elle se fait juste du souci pour toi, déclara Kitsune.
-Mais c’est la vérité ! On n’a pas de lien de sang ! Et j’en ai marre qu’elle me dise ce que je dois faire pour mon bien !
-Mais tu lui as fait du mal.
-Tant mieux… Maugréa Umiko. Elle me laissera tranquille comme ça.
-Tiens, tiens, tiens, si je m’attendais à te voir là, musaraigne ! Fit une voix aux accents graves et moqueurs dans le dos des jeunes filles.
Kitsune et Umiko se retournèrent aussitôt pour jauger du regard l’inconnu, tandis qu’Arisa senti tous ses nerfs s’hérisser avant de pivoter avec lenteur sur elle-même en espérant que ce soit en réalité un cauchemar.
-Cette voix… Ca ne peut être que…
Devant les jeunes filles se trouvaient un homme de taille moyenne, dans un costume mao rouge qui mettait en valeur le moindre de ses muscles finement ciselés. Il avait le teint doré et des cheveux mi-longs aussi noirs que l’ébène attaché en demi-couette.
Mais ce qui attirait aussitôt étaient ses deux yeux dont les iris étaient aussi rouges que le sang et les pupilles légèrement étirées vers le haut.
-Wufei ! S’exclama Arisa avec un mouvement de recul.
Un sourire légèrement torve étira les lèvres du jeune homme et il s’inclina :
-Je suis heureux de voir que malgré tout ce temps, tu ne m’ais pas oublié !
-Tu le connais ? Fit Kitsune, légèrement surprise.
-Hélas. C’est mon frère adoptif… Lâcha Arisa.
-Heeeeiiiiinnnnnn ?! Mais que fait-il ici ? S’exclamèrent en chœur ses deux amies.
-Tu ne m’avais jamais dit que tu avais un frère adoptif ! Continua Kitsune.
-Ca ne m’étonne pas d’elle, répondit Wufei.
-Qu’est ce que tu veux dire par là ?! Gronda Arisa.
-A ce que je vois, tu es toujours aussi peu féminine et toujours aussi agressive !
-Et toi tu es toujours aussi prétentieux et arrogant !
-Hmph, je me demande qui est le plus prétentieux de nous deux, Mlle la Musaraigne !
-Pourquoi la musaraigne ? Chuchota Umiko, tandis que Kitsune regardait avec horreur son amie enrager et s’apprêter à tordre le cou de son vis-à-vis.
Elle s’interposa entre les deux, souriante et proposa au jeune homme d’aller danser avec elle. Celui-ci, courtois et poli, accepta et pris sa main, évitant le regard noir et plein de menaces d’Arisa.
-C’est ton frère adoptif ? Mais comment a-t-il pût traverser le Portail ? Lui demanda aussitôt Umiko.
-Pas eu besoin. C’est mon frère adoptif de ce Monde… Je crois… que j’ai une famille ici et une vie, tout comme Asuka et Mimiko…
-Vraiment ?
-Oui, petit à petit, des fragments de mémoires me revienne, répondit Arisa en souriant, plongée dans ses pensées. De mon père… De ma mère… De mon grand frère… Et de Wufei… De ma vie dans ce pays où il neige presque tous les jours… C’est pour ça que je compte rester ici. Rien ne m’attend vraiment sur Terre, à part un futur brumeux dont je ne veux pas…
-Je te comprends très bien, même si personne ne m’attend ici non plus.
-Tu le pensais vraiment quand tu as dit que Mimiko n’était pas ta sœur ?
-…
-Le plus important, ce n’est pas le sang ou des papiers, c’est les sentiments… Déclara Arisa en fixant Wufei qui menait avec brio sa partenaire.
Umiko le regarda à son tour, songeant à ses propres problèmes. Il lui était dur d’avouer que sans Mimiko, elle se sentait un peu démunie et ne savait pas par où commencer sa nouvelle vie.
-Je vais aller prendre l’air, annonça soudainement Arisa, tournant les talons pour s’engouffrer dans un des grands couloirs qui bordaient la salle de bal.
Little Aura: Peace and Love
26-08-2008
Miciiii Sevy X3
31-08-2008
Chapitre 2 : Le bal (Partie 2)
La corolle ambre de la robe de Kitsune frôla doucement le sol alors qu’elle s’élançait pour rattraper la main de son cavalier. Pendant qu’ils dansaient, elle prenait tout le temps d’observer Wufei, mais celui-ci restait stoïque, supportant avec un petit sourire le fait d’être dévisagé.
-Alors comme ça tu es le frère d’Arisa ? Finit par demander la jeune fille, soupçonneuse.
-C’est exact, j’ai grandi avec elle au Pays de Delph.
*Alors il ne vient vraiment pas de la Terre…*
-C’est bizarre, je croyais que tout les habitants de Delph avaient la peau et les yeux clairs, continua t’elle en observant le teint foncé de son visage.
-Je suis natif de l’extrême Est du Pays d’Eyle. De Shangbi pour être plus précis, répondit-il calmement.
-Ah…
D’un œil il examina la partie de la salle où se tenait Arisa et Umiko, en pleine discussion.
-Et comment as-tu su qu’elle serait ici ?
-Grace au BBS. Je dois avouer que sans ça je serais encore à New Parm, de l’autre côté de l’Océan… Wufei se figea soudainement en voyant Arisa quitter la salle et s’inclina devant sa partenaire : Si vous me le permettez, je vais devoir mettre un terme à cet interrogatoire !
-Hein ?! Quel interrogatoire ?! S’indigna Kitsune en rosissant de honte tandis que le jeune homme partait à grands pas vers le couloir où la guerrière venait de disparaitre.
La rousse resta quelques instants immobiles à le regarder, puis, voyant qu’Umiko approchait, au bras d’un danseur, elle la happa vers elle.
-Eh ! Qu’est ce que tu fais ?! Maugréa sa cadette en faisant un signe à son cavalier de l’attendre.
-Qu’est ce que tu as pût apprendre sur ce Wufei ?
-Pas grand-chose. Et puis je croyais que maintenant vous vous en fichiez de ce genre de choses !
-C’est juste que ça à l’air de toucher Arisa…
-Mais faut la laisser tranquille, c’est une grande fille, elle peut résoudre ses problèmes toute seule !
-… Oui mais on va bientôt repartir sur Terre…
-VOUS allez repartir sur Terre, répliqua immédiatement la brune, entêtée. Ne décidez pas à la place des autres.
Kitsune resta un moment muette, surprise du discours de la jeune fille et un peu inquiète aussi. Regardant à nouveau en direction du couloir, elle réalisa qu’il était possible qu’Arisa ne veuille pas non plus repartir.
*Non, c’est impossible… Notre vrai monde c’est la Terre…*
-Bon, je peux retourner danser ? La coupa alors Umiko, montrant son impatience.
-Et Takuto alors ? Répliqua son ainée avec une moue moqueuse.
-Baaah, ce qu’il ignore ne peut pas le tuer…
-Toi vraiment…
-Mais attend, Jun est un chanteur super connu ! J’ai vraiment de la chance qu’il m’ait demandé de danser !
-Quelle excuse…
-Eh eh ! Bon bein j’y retourne, à plus !
De l’autre côté de la salle, un autre couple aurait aimé continuer à danser « tranquillement », sans l’arrivée en grande pompe d’un autre grand frère gênant.
Squall se planta devant Duo et Asuka, considérant le couple d’un œil, à vrai dire, peu appréciateur. Il obligea Duo à lui céder la place et ce dernier repartit s’adosser à un mur de la salle en grommelant, regardant par-dessus un verre de champagne le frère et la sœur danser ensemble.
-Où as-tu rencontré cet enfant ? Demanda Squall d’un ton sombre.
-Duo Maxwell n’est plus un enfant depuis longtemps, rectifia Asuka en repensant malgré elle à la musculature de ce dernier. Et on s’est rencontré à Deep Jungle.
-Ah oui, cette espèce de jeu de l’Endroit. Je me permets de te rappeler juste comme ça, que c’est un Invoqueur de l’Endroit. Un soldat… Notre ennemi.
-Je me permets juste de te rappeler, ô cher frère que je suis moi-même une Invoqueur de l’Endroit.
-C’est une chose qui peut aisément se changer.
-Je n’en ais pas envie, répliqua froidement Asuka après qu’il l’ait fait tourner sur elle-même. Je ne suis pas sure d’approuver les pratiques de l’Envers.
-J’espère que tu changeras d’avis après avoir vu Père demain… Souhaita Squall, le regard s’adoucissant légèrement alors qu’il serrait la jeune fille d’une étreinte fraternelle. N’oublis pas que c’est dans notre marché.
-Je sais, je sais…
-Bien maintenant, déclara Squall d’une voix forte, il est l’heure du discours de la princesse !
Asuka serra les dents et avala sa salive avec un grand « gloups » tandis qu’elle se faisait pousser vers l’estrade des musiciens.
***
Arisa marcha aussi rapidement que sa robe le lui permettait, mais hélas elle n’arriva pas au bout du couloir avant qu’une voix ne l’interpelle :
-ARISA !!!
Elle stoppa sa course à pied en abaissant les bras, résignée.
Wufei courut vers elle pour se mettre à sa hauteur.
-Tu ne m’appelle plus musaraigne ? Persiffla la jeune fille en se remettant soudainement à marcher, menant un train d’enfer au garçon.
-Tu ne crois pas que ta fugue a un peu durée… ? Tenta-t-il alors d’une voix plus douce, presque caressante.
-Oh non, elle ne fait que commencer !
-Tu sais que tu fais du mal à Père et à Mère ! Ils sont bouleversés de n’avoir plus de nouvelles de toi depuis 5 ans ! Et moi… Et moi, je t’ai cherché depuis tout ce temps ! A tu une idée comme j’étais inquiet pour toi ?!?! Craqua-t-il, son tempérament colérique revenant au grand galop.
-Je n’en ai rien à faire de toi ! Va donc prévenir nos parents que je suis en vie si c’est si important !
Wufei s’arrêta un instant et grimaça comme si on l’avait poignardé, mais sans perdre de temps, il rejoignit la jeune fille, la mine sombre.
-Combien de fois vais-je me sentir rejeté ?
- Prépare-toi à l’être encore une bonne centaine de fois ! Marmonna Arisa entre ses dents.
-Qu’est ce que tu me reproche au juste ? Vide ton sac ! Ce n’est pas que cette rivalité m’indispose, mais dans le cas présent…
-Si mes parents ne t’avaient pas adopté, dans le cas présent, je serais favorite au titre de Chef du Clan !
-Ca date de plus longtemps, pourtant je ne t’ai pas volé d’affection. Tu restes la préférée de Père comme Quatre est le préféré de Mère !
-Tu ne peux pas comprendre…
- Alors aide-moi à comprendre ! Vociféra Wufei en lui barrant soudainement le passage, lui attrapant les avant bras d’une poigne ferme.
-Lâche moi, rugit Arisa en essayant de se dégager, mais sans grande réussite.
Elle ne voulait pas être obligée de le regarder dans les yeux, pourtant, immédiatement, ses iris verts furent capturés par le rouge et tout ce qu’elle avait voulu oublier il y a 5 ans rejaillissait dans son esprit, plus vif que jamais.
-Wufei, je t’en pris… Laisse-moi partir…
-Je ne peux pas… Quoique je fasse, je suis attiré par toi. Tu le sais, c’est notre malédiction, répliqua gravement le jeune homme, quoiqu’on y fasse, je serais toujours appelé par ton sang. Parce que tu as décidé que je devais vivre.
Arisa n’avait pas besoin qu’on le lui rappelle et elle dût mettre toute sa force pour échapper à la prise du garçon… Et à son regard embrasé… Avide… Elle le bouscula brusquement de l’épaule et s’éloigna de quelques pas, le souffle court :
-Je ne peux pas… Je suis désolé !
Et avant qu’il ait put faire un geste pour la rattraper, elle s’enfuit en courant, le laissant seul au beau milieu du couloir quand le feu d’artifice final éclata dans le ciel, illuminant son visage des couleurs de l’arc en ciel.
***
Il faisait nuit noir. Cela faisait un moment que le bal s’était terminé. Dans la lumière des lampes, une ombre de jeune fille se découpa sur le mur.
-La mémoire… C’est elle la clef… Pauvres humains… C’est le moment…
L’ombre se métamorphosa petit à petit, les cheveux ondulant, poussant jusqu’à former un voile, la robe sembla se rétracter, moulant les formes féminines et une cape jaillit, descendant en ruban jusqu’à terre.
Un rire clair résonna jusqu’à l’Invoqueur en faction devant la porte du laboratoire de Seishiro Sakurazaka. Il se tourna vers l’obscurité, ne comprenant pas pourquoi les lumières s’éteignaient toutes les une après les autres. Brandissant son sceptre, il s’apprêta à lancer une invocation.
La nuit sembla s’immobiliser.
Des ténèbres jaillirent alors une flamme qui l’atteignit au visage, le faisant hurler de douleur et lâcher son bâton.
-CALCINATION !!!
La flamme tourna au violet et s’étendit sur l’homme, le réduisant en quelques minutes en un tas de poussière.
La femme passa prés de celui-ci d’un pas tranquille, le balayant de sa cape et ouvrit la porte d’un mouvement du poignet. Elle pénétra dans la pièce encombrée d’ordinateurs, d’éprouvettes et de machines, passant ses ongles longs au dessus des tables, à la recherche de ce pour quoi elle était venue.
Finalement sa paume s’immobilisa au dessus d’un tas de papier et ses yeux rouges se tournèrent vers le plan de travail, ses lèvres violettes firent la moue et son visage afficha un air boudeur. C’était un beau visage quoiqu’en ce moment hautain.
-Feu !
Les feuilles se calcinèrent sous sa main, jusqu’à laisser apparaitre une carte-puce qu’on aurait pût retirer à un ordinateur.
Ses lèvres se courbèrent d’un sourire tandis qu’elle s’emparait de l’objet.
-La voici enfin… La Mémoire… La Mémoire de Chitose Hibiya…
A suivre…


















