Fille de la Fantaisie

Imaginez huit filles qui se retrouve par un coup du sort dans un monde inconnue pour elle? Bienvenue dans l'histoire de "Fille de la Fantaisie".

28-04-2008

Chapitre 18: La vérité sur Mimiko

Auteur: Mimiko-chan !!!

Série: Final Fantasy, Gundam Wing, RPG… Un tas de trucs en fait !

Genre: Mwahahaha !!!! Aucune idée !!!

Couple: mais si qu’il y a un chtit peu de Heero+Mimiko+Heero X3… Bon un tout petit peu…

Disclaimer: Tout les personnages cité appartiennent aux G.girls ou s’appartienne eux même, faut voir.

Disclaimer2: Duo, Réléna et Heero sont à Sunrise, Squall, Golgotha et Linoa sont à Squaresoft . Sakura est aux CLAMP. Takuto et Mitsuki sont à Arina Tanemura. Bon et je compte plus les petites références…

Ce n’étaient plus la chambre blanche.

Mais c’était quand même un lieu blanc…

Cette femme en blouse blanche…

Noir.

Elle était effrayée… elle est triste…

De grands coups font trembler la porte qui ne tardera pas à céder.

Elle porte la petite fille dans ses bras… La sert contre elle…

Grésillement.

Des larmes tombent par terre et elle dépose la petite fille sur un meuble.

« Toi… Tu dois vivre ! »

Tout s’accélère. La porte tremble. Des parois transparentes viennent entourer la petite fille. Elle se débat. Elle ne veut pas laisser la femme toute seule. Elle pleure. Elle hurle.

La femme ne l’écoute pas, elle sort un révolver et lui sourit joyeusement, des larmes dans les yeux.

« Toi tu dois vivre »

Grésillement.

La petite fille sent son esprit sombrer dans l’obscurité. C’est comme si son âme s’échappaient doucement de son corps.

Des hommes en noirs rentrent, la femme s’interpose. Et dans ce monde de blanc et de noir, le rouge jaillit.

La femme tombe à terre, jetant un dernier regard à l’enfant qui s’est déjà endormie.

Et qui un jour se réveillera…

***

Mimiko se réveilla avec l’épuisante impression de ne s’être pas endormie. Se levant sur son séant, elle passa une main sur son visage et s’aperçut que celle-ci tremblait légèrement.

-Pourquoi ? Se demanda-t-elle en ouvrant et en refermant ses doigts.

Et ce rêve… Ce n’était pas la première fois qu’elle faisait ce genre de cauchemars.

La jeune fille repoussa les draps et se leva, dirigeant son regard vers la grande fenêtre : le paysage avait légèrement changé pour faire place à un nouveau désert. De son poste d’observation, la vue était splendide : le ciel bleu dominait la terre, prenant presque 5/6eme de la vue. Le Ciel… Sans qu’elle comprenne pourquoi, il semblait l’attirer.

Heero avait tellement de la chance de pouvoir voler dans ce ciel bleu. Il ne s’en rendait même pas compte.

Peut être était-ce dû à la nuit fatigante qu’elle venait d’avoir, mais elle ne se rappela des derniers évènements qu’après avoir pensé au cyborg.

Naru, Umiko et Shinobu… Que leur était-il arrivé ?

Mais malgré cela, elle n’arrivait pas à lui en vouloir. Il y avait tellement de désespoir et de solitude dans les yeux du jeune homme… Il lui faisait penser à un chaton abandonné.

Et Mimiko n’avait jamais pût résister aux chatons abandonnés, même quand ils la mordaient ou la griffaient. Elle joignit ses mains devant elle en une prière pour les gens qu’elle voulait protéger. Elle avait beau ne croire en rien, c’était quelque chose qu’elle faisait souvent car cela soulageait son cœur.

-Faites que tout se passe bien…

**

Linoa grimpa l’escalier avec hâte et se retrouva à l’air libre, sur l’une des passerelles du Phénix Flamboyant. Il y avait un petit jardin avec des buissons épineux qui résistaient aux températures les plus extrêmes. Ses cheveux se mirent à voltiger au dessus d’elle, mais elle n’y fit pas attention, et ouvrant ses ailes, vola jusqu’au jeune homme qui se tenait au dessus d’une fenêtre, ses gigantesques ailes aux plumes de métal déployée derrière lui.

-Heero !

Il lui adressa un signe de la tête avant de repartir dans sa contemplation du ciel et la jeune fille s’assit prés de lui, les jambes repliées contre son corps.

-Que se passe-t-il Heero ? Tu as l’air plus taciturne qu’à ton habitude.

-Nn…

-Ca ne te ressemble pas de passer des heures à regarder le ciel, c’est un reflex d’oiseau en cage, soupira Linoa.

Le jeune homme leva le bras devant lui, puis referma la paume de sa main dans le vide.

-Mais nous SOMMES des oiseaux en cage. Et notre cage est aussi de métal, remarqua t’il sombrement.

-Ca ne te ressemble vraiment pas du tout… Mais alors pas du tout du tout ! S’étonna la cyborg. D’habitude tu te contente de répondre « C’est notre devoir ! » ou « C’est notre mission ! » ou encore « Nous n’avons pas été crée pour réfléchir, juste pour obéir ! » !

-Ne me singe pas, grommela le jeune homme.

-Ca cache quelque choooseee !!! S’exclama-t-elle. Ou c’est la fin du monde ?! Heero, as-tu été enlevé par un extra-terrestre ? Ou est ce qu’un ennemi as enfin trouvé le moyen de te reprogrammer !

-Surement pas ! S’énerva Heero, avant de se radoucir : quoiqu’en ce moment, il m’arrive de me le demander…

-Est-ce que par hasard tu voudrais parler de cette fille ?

-Je ne vois pas de quoi tu veux parler.

-Mimiko, c’est ça ?

-Je ne veux pas en parler.

-AAAAH alors c’est ça ! S’exclama Linoa, victorieuse. Je n’arrive pas à croire qu’après tout ce temps, tu es enfin fini par t’intéresser à quelqu’un d’autre que moi ou Maître Squall !!! C’est bien ! C’est bien ! Tu n’as pas à en avoir honte ! Demande-moi des conseils si tu veux ! Après tout je suis ton ainée !

-Linoa… Soupira Heero avec un ton qu’elle ne lui avait jamais entendu. Arrête s’il te plait.

Sa voix était devenue d’un coup si fragile, si triste et si désespérée qu’elle voulu le serrer dans ses bras, chose qu’elle n’avait encore jamais osé faire.

Elle tenait trop à sa vie.

*Je veux vraiment le serrer dans mes bras* Pensa t’elle fortement en retenant son corps d’agir.

-C’est impossible, continua t’il, je n’aurais jamais dû lever le regard sur elle. Je sais que je vais la blesser et lui faire du mal parce que je suis aux ordres de Maître Squall… Je ne peux pas la protéger !

-Heero…

Finalement, cédant à ses instincts maternels, la jeune fille nous ses bras autour du garçon et l’attira contre elle avant de caresser ses cheveux.

-Là… Ne te force pas Heero…    

***

Naru se releva en se massant le crâne.

-Wouuaah… Gémit-elle. J’ai l’impression d’avoir été assommée par un gourdin…

Mais c’était vrai ça… Que s’était-il passé ?

Un instant elle était en situation critique, entourée de tas de cyborgs, l’autre c’était le trou noir…

Et quand elle regarda autour d’elle, ce fut pour trouver les lieux dans un état effroyable, comme si tous les démons de l’enfer avaient dévasté la montagne.

-Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ?!?!

Elle avisa soudainement le corps inconscient d’Umiko prés d’elle. Vraiment inconscient ? S’affola-t-elle en se rappelant ce qui était arrivé au corps des perdants du village dévasté.

Ils s’étaient transformés en monstres…

Naru fut aussitôt prés de la jeune fille, faisant l’inventaire de ce qui pouvait la sauver. Et alors qu’elle croyait ne plus avoir de queue de phénix, elle s’en trouva pourvue de tout un tas, de plus, remarqua t’elle après coup : elle avait gagné un niveau de plus !

Mais pour cela, il aurait fallu qu’elle…

…Batte tous les cyborgs…

/DOOOMMM/ O_O

…Elle avait battu tous les cyborgs…

…Oh my god…

Une fois la perplexité passée, elle secoua vivement la tête, décidant de remettre cet insoluble problème à plus tard et ressuscita la pauvre Umiko dans un halo de lumière.

Celle-ci papillonna des yeux, visiblement étourdie et releva le buste avec un air hagard :

-Où suis-je ?

-Ca va Umi ? S’inquiéta son ainée en la soutenant légèrement.

Elle hocha la tête avant de demander après un bref aperçu des lieux :

-Où sont Mimiko et Shinobu ?

Les yeux de Naru s’agrandirent d’épouvante au fur et à mesure qu’elle se rappelait des évènements passés. La trahison d’Heero… La chute de Shinobu… L’enlèvement de Mimiko…

Elle jeta un regard à la petite sœur de cette dernière, hésitant à lui apprendre la mauvaise nouvelle. Et il fallait s’occuper de Shinobu… La situation n’aurait pas pût être pire… Naru sentit soudainement le poids de leur expédition dans ce monde bizarre lui peser sur ses seules épaules, l’écrasant de tout son poids.

-Mimiko a… Mimiko a… Heero l’a enlevé.

-Hein ?! Pourquoi ?!

-Je n’en sais rien. En tout cas je sais que pour l’instant on ne peut rien y faire et qu’on ne doit pas paniquer ! Débita-t-elle à toute vitesse en observant le visage d’Umiko pâlir à vue d’œil.

-Mais on ne sait pas ce qu’il va lui faire ! S’il torture Mimiko, la blesse ou même…

-CA N’ARRIVERA PAS !!! La stoppa Naru. IL NE LA TUERA PAS !!!

-… Je pensais pas à ça, lui fit remarquer Umiko avec un air candide. J’allais dire : Et s’il lui prenait sa virginité ?!

/BONG/

-Naru ?

-Vraiment… Gémit Naru en se relevant, passant une main sur son front. Quoiqu’il en soit on doit trouver un moyen d’aider Shinobu.

Les deux jeunes filles se dirigèrent vers le bord du lac et s’y penchèrent : le ciel qui s’assombrissait en vue de la nuit rendait ses profondeurs d’un noir d’encre, de sorte que le corps de Shinobu était invisible.

Elles restèrent un moment interdites, puis Umiko prit une décision et retirant à la hâte ses bottes, elle surprit sa voisine en sautant dans l’eau.

-UMIKO ! S’exclama Naru en recevant des gerbes d’eau.

Elle regarda la jeune fille s’enfoncer dans le lac froid, à la recherche de Shinobu.

Umiko s’étonna elle-même de sa capacité à rester longtemps sous l’eau, puis fouilla d’un regard embué le fond.

Elle n’avait pas put rester inactive, car son aventure à elle ne pouvait pas se terminer comme ça. C’était trop minable. Elle appréciait trop Shinobu et Naru pour les laisser tomber. Après tout ce qui s’était passé, elles étaient comme ses grandes sœurs adoptives.

A cette pensée, une boule se créa au niveau de sa gorge quand elle pensa à sa vraie sœur.

Mimiko…

C’est alors qu’elle aperçu la forme d’un être humain et s’approchant avec quelques mouvements de brasse, elle reconnut les petites ailes de Shinobu. Attrapant celle-ci, elle essaya de remonter à a surface, mais le corps de Shinobu était beaucoup plus lourd qu’il ne le laissait présager… Beaucoup plus lourd qu’un être humain.

Umiko se souvint alors que Shinobu était un cyborg, moitié faite de chair, moitié faite de métal… C’était probablement tout cet acier qui la rendait si difficile à remmener à la surface.

C’est alors, que pour empirer les choses, l’air vint à manquer dans ses poumons.

*Merde !*

Elle essaya une nouvelle fois, avec l’énergie du désespoir de soulever du sol son amie, puis, remonta en flèche vers la surface après ce nouvel échec.

Cependant, entre temps, l’eau se fendit en deux et Umiko se retrouva à l’air libre… mais dans un espace aérien, sans sol sous ses pieds.

-KYYYAAAAA !!!!

Retour à la case départ, elle chuta dans la gadoue, juste à côté du cyborg.

-UMIKO CA VAAA ???? Demanda la voix de Naru qui s’était baissée.

Elle tenait devant elle son bâton qui brillait d’une lueur bleue, ce qui fit comprendre à Umiko que c’était elle qui s’était prise pour Moïse. Comme quoi, le pouvoir de Naru ne lui permettait pas que de parler aux poissons ou de faire jaillir un peu d’eau sur ses ennemis !

- Dépêche-toi de la remonter, je ne tiendrais plus longtemps ! L’avertit-elle tandis qu’elle sentait sa jauge de MP se vider à une vitesse grandiose.

-Ouais, ouais, plus facile à dire qu’à faire ! Grommela Umiko en passant un bras de Shinobu sous le sien.

Au bout d’une périlleuse escalade, Umiko se laissa tomber dans l’herbe, plus épuisée que jamais, se promettant que dés qu’elle aurait retrouvé Mimiko, elle resterait trois jours à dormir dans la première auberge venue.

Pour l’instant, Naru, en toute digne futur médecin, auscultait le corps inerte de Shinobu, repérant les traces rouges que les mains d’Heero avaient laissées sur son cou. Il lui suffit cependant de poser sa tête sur sa poitrine pour voir que Shinobu ne respirait plus. Sa main alla se coller sur sa bouche en s’apercevant qu’elle était morte, puis elle se reprit et déposa une queue de phénix sur le front de la jeune fille.

Rien ne se passa.

Elle ressaya et eut le même résultat. Affolée, elle se tourna vers Umiko :

-UMI… Ca ne veut pas marcher ! Les queues de phénix ne marchent pas ! Pourquoi ça ne marche pas ? Il y a-t-il des cas semblables dans les jeux vidéo ?!

-Euh… Fit celle-ci en se trainant vers Naru. Je crois que ce n’est pas normal… Peut être qu’elle est à cours de batterie… Retourne là pour voir !

Quand la sorcière pivota le corps sur le ventre, le problème en question leur sauta aux yeux : le boitier d’alimentation de Shinobu avait été défoncé et des fils électriques, coupés, grésillaient.

-IL A CASSE SHINOBU !!! S’exclama Umiko.

-Allons, allons… Calmons-nous, déclara Naru, ce genre de choses doit arriver… Il y a probablement des réparateurs ou des trucs de ce genre pour cyborgs…

-Ah oui… Tu crois ?

-OUI ! JE CROIS ! Affirma fortement Naru en prenant Shinobu sur ses épaules. En tout cas, si ce genre de choses existe, je suis sur qu’on en trouvera à Alexandrie… Après tout… C’est la capitale de l’Envers !

***

Quand la porte s’ouvrit, Mimiko fit un bond pour se mettre en position de défense, son bâton placé devant elle, mais elle se détendit aussitôt qu’elle vit son cyborg préféré.

-Heero…

Celui-ci ne lui répondit pas, la regardant sans l’ombre d’une émotion, ce qui glaça le cœur de la jeune fille. Pourtant, elle s’était lavée, elle avait enfin pût arranger ses cheveux en demi couette, ses boucles brunes tombant de chaque côté de ses épaules et elle portait la robe qu’on avait mis à sa disposition. Blanche, la jupe aux doux plis se terminait à ses genoux et le haut s’attachait d’un nœud derrière son cou, une cape de gaze aux reflets changeant complétait l’ensemble. Alors qu’elle était à peu prés jolie en ce moment, le garçon semblait si lointain d’elle, Mimiko ne pût s’empêcher de se demander si c’était bien la même personne.

-Viens, le colonel Squall Leonheart désire te voir, finit il par dire.

Le visage de la jeune fille s’aggravât.

Elle se demanda un moment si elle allait faire sa sale gosse et se cramponner à un meuble ou alors lui dire qu’il faisait erreur, qu’ils avaient dû se tromper sur la personne ou encore le suivre simplement comme une adulte raisonnable.

Prise dans ce conflit intérieur, elle ne s’aperçut pas qu’Heero, après un soupir, s’était approché d’elle. Il lui attrapa le bras d’une forte poigne et la tira derrière lui sans qu’elle ait le temps de s’accrocher à quoi que ce soit.

-MAIEEEUUUHHH !!!! Gémit-elle en essayant de se dégager.

-Tu ferais mieux de rester tranquille en présence du colonel.

Mimiko serra les dents en grommelant intérieurement et lui lança un regard plein de rancune, mais celui-ci ne sembla pas s’en émouvoir.

*Il est fait en quoi ce gars… En marbre ?! Qu’est ce qui lui prend de se montrer si distant avec moi ! Est-ce que ça veut dire que depuis tout ce temps il jouait la comédie ? Il jouait avec mes sentiments ?!?!*

Cette perspective lui fit l’effet de plonger dans une piscine en plein hiver et elle baissa les yeux, se laissant alors tirer docilement, comme une poupée de chiffon.

Evidemment, c’était ça ! Ca ne pouvait être que ça ! Quelle idiote elle avait été de croire que… Quelle idiote d’avoir fait grandir cet espoir alors que c’était évident qu’elle souffrirait…

Heero s’arrêta soudainement, s’apercevant que l’humeur de sa prisonnière avait brutalement changé, de façon aussi déconcertante que les giboulées de Mars quand ils vous tombaient dessus. Il n’avait pas l’impression d’avoir la même fille devant lui, son air était sombre et ses yeux n’avaient jamais été aussi foncés dans ses souvenirs. Mais surtout, l’expression qu’il voyait sur son visage : hautaine et méprisante. Elle lui arracha son bras de sa poigne.

-Tu n’as pas besoin de me toucher, je peux marcher toute seule.

Et pour illustrer ses dires, elle repartit d’un pas rapide et déterminé. Heero passa une main dans sa nuque, intrigué, mais aussi inquiet. Qui ne le serait pas après avoir cru voir, pendant un instant, de longs yeux rouges et cruels se superposer à la jeune fille ?

Qui était-elle vraiment ? Squall pourrait-il répondre à cette question ?

Ils arrivèrent devant les appartements du Prince Régent sans s’adresser la parole et il n’eut pas à dire un mot, que la jeune fille mettait la main sur la poignée de la porte, prête à rentrer, résolue.

Elle fut cependant étonnée de se retrouver dans un salon de luxe où se tenait une table ronde que l’on avait couverte de plusieurs plats, d’un bougeoir et d’une argenterie d’une certaine valeur. Assit de l’autre côté se tenait un homme.

Les yeux de Mimiko s’agrandir de stupéfaction et elle tourna vivement la tête vers le cyborg : elle ne rêvait pas, il y avait deux Heero !

-Je comprends votre étonnement, fit le Heero derrière la table en se levant. Mais des deux, je suis le vrai. Je suis le Colonel Squall Leonheart.

-Le vrai… ? Laissa échapper la jeune fille en fronçant les sourcils.

-Oui, ce que je veux dire, c’est que je suis l’humain, l’original et que la personne qui se trouve à vos côté est la copie, l’un de mes cyborgs.

Mimiko regardait toujours le cyborg qui ne disait mot, son visage inexpressif comme si tout ce qui se disait ne le concernait pas. Elle rejeta son regard sur le colonel, le trouvant tout à fait antipathique. Il restait lui aussi avec un visage de marbre, figure coupée d’une cicatrice, remarqua t’elle à contrecoup, son costume militaire ne faisait que rajouter à son sérieux et son austérité. Il désigna la chaise qui se tenait prés d’elle et l’invita à s’asseoir.

-Nous serons bientôt à Alexandrie alors profitons de ce dîner, déclara t’il alors que derrière lui, les rayons du soleil bas et orange passait la fenêtre pour se jeter sur le mur, la silhouette de l’homme découpée enveloppait Mimiko comme une ombre menaçante.

Mal à l’aise et anxieuse, elle s’assit au bord de la chaise et estimant ne pas avoir faim, elle préféra ne pas toucher aux plats.

- Allez-vous me dire pourquoi vous m’avez fait venir ici de force ? Gronda-t-elle quand elle eut retrouvé un peu d’aplomb.

-J’ai fait un rêve, répondit l’homme avec un regard lointain. Je veux créer un monde parfait où ma sœur pourra vivre, sans Guerre, un Monde unifié sous la même bannière…

-C’est un beau rêve, mais je ne vois pas ce que je viens y faire.

-Vous venez de l’Autre Monde, répliqua calmement Squall et il ébaucha un sourire en voyant le visage de sa vis-à-vis s’éclairer.

-Alors vous… Vous savez qu’il existe un autre monde ? Vous savez comment s’y rendre !?

-C’est fort simple. Je désire moi-même m’y rendre, mais pendant longtemps il me manquait un élément.

-Lequel ?

-Vous.

Mimko eut un sursaut, elle ne savait pas pourquoi, mais la façon dont il la regardait ne lui plaisait pas du tout.

-…Moi ? Répétât-elle en se désignant d’un doigt tremblant.

-Oui, vous. La Clef du Monde des Dragons, celle qui ouvre le portail.

-Une Clef ? Moi ?! Vous devez vous tromper de personne ! Je n’ais aucun pouvoir, enfin… Je ne suis qu’une simple Invoqueur !

-Nous verrons le moment venu.

-Attendez… Je ne vois pas pourquoi je vous suivrais jusqu’à Alexandrie ! Mes amies m’attendent probablement ! Vous n’avez aucun droit !

-Au contraire ! Répliqua l’homme en se levant, la dominant de sa carrure, j’ai tous les droits sur vous ! Vous êtes le résultat d’une expérience mené par mon père pour incarner la Clef et enfin pouvoir contrôler son pouvoir !

*Quoi ?!*

-Vous comprenez Mimiko, vous avez été crée de toutes pièces par des savants ! Tout comme un cyborg !

*C’est impossible !*

Pourtant, tout cela était confirmé par ses rêves. La petite fille habillée de blanc dans cette angoissante pièce blanche… Les savants… Les soldats… Mais… C’était impossible… Elle ne voulait pas le croire… Et cette femme… Cette douce femme aux longs cheveux d’ébène…

-Vous avez pourtant dit il n’y a pas vingt minutes, que je venais d’un autre Monde ! Demanda-t-elle prudemment.

Elle ne voulait pas que cet homme découvre qu’il l’avait troublé et la seule chose qui pouvait la trahir était la fixité de ses yeux et ses lèvres pincées.

En ce moment, elle avait besoin de quelque chose… De quelqu’un à qui se retenir pour éviter de sombrer dans ses rêves du passé.

-Il y a quatorze ans, dans des circonstances qui seraient trop longues à expliquer, la Clef a disparu. On a supposé qu’elle avait changé de Monde.

Ils ont supposé… Mimiko ne supportait pas ce terme, après tout les répercussions sur sa vie étaient immenses ! Fabriquée… Ses parents… Sa petite sœur… Umiko… Tout ça c’était des mensonges ?! Elle n’avait jamais eu de famille…

-VOUS MENTEZ ! Finit-elle par exploser.

-C’est la vérité !

-Non… Vous mentez…

-Vous aurez tôt fait de vous rendre compte par vous-même que ce que je dis est vrai. Il est vrai que je ne connais pas les raisons et les causes exactes de votre retour, ni de l’arrivé des 7 personnes qui vous accompagne…

- 7, dites-vous ?

-Exact, tombé en deux coins différents du globe.

Alors Asuka, Arisa, Isaka et Kitsune se trouvaient aussi dans ce monde, comme elle l’avait imaginée. Tout d’un coup, il lui semblait loin le jour où elle s’était rendue chez Yuko pour lui demander de la ramener dans le Monde des Dragons… Est-ce que la sorcière savait à ce moment là qui elle était vraiment ?  

La Clef du Monde des Dragons… Voila qui expliquait très clairement pourquoi l’apparition de Deep Dark s’accompagnait irrémédiablement d’un changement de monde.

-Heero ! Fit soudain le colonel. Ramène notre… invitée à sa chambre, de là bas elle pourra apprécier le spectacle.

-Le spectacle ? Bégaya, Mimiko, interdite.

-Venez, la pressa le cyborg en posant une main sur son épaule.

Cette fois-ci elle accueillit volontiers le contact et se leva avec empressement, trop ravie de quitter ce prince et de fuir ses révélations.

La nuit était entretemps tombée.

Quand ils eurent rejoint sa chambre, Heero rentra avec elle et la mena jusqu’à la baie vitrée. Dehors il faisait nuit et quelques étoiles brillaient dans le ciel, mais rapidement leur beauté fut dépassée par un ensemble de lumières multicolores, comme un ballet de fées ou un bouquet d’artifices. Le vaisseau descendait tout doucement vers Alexandrie, qui illuminée de partout, semblait la plus belle, la plus grande et la plus moderne des villes que Mimiko ait jamais eu l’occasion de voir. Des tours gigantesques s’élevaient ici et là, décorée de petites tourelles, de statues ou même de gargouille, l’eau coulait à flots dans la ville, par des fontaines, cascadant le long des immeubles ou dévalant des marches. Les fleurs, plus particulièrement les plantes grimpantes étaient très présentes de même, s’alliant délicatement à la froideur de la pierre et du métal.

-C’est vraiment très beau… Murmura-t-elle en posant une main sur la vitre, tournant la tête dans tous les sens dans l’intention de tout voir.

-Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être, fit Heero dans un souffle, surprenant la jeune fille.

Il posa sa main sur celle de Mimiko, la recouvrant totalement.

-… Je suis désolé. Reprit-il au bout d’un moment.

La jeune fille n’osait pas tourner la tête vers lui, regardant le reflet du cyborg dans la vitre : il avait baissé les yeux et semblait perdu dans ses pensées.

-Tu n’as pas à t’excuser, soupira t’elle en baissant les paupières à son tour, se raccrochant à la sensation de la main du cyborg sur la sienne.

Pas humains ?

Deux êtres artificiels ?

Est-ce que la chaleur de ces mains était une illusion ?

Mimiko ne savait pas ce qui l’attendait dans cette ville de toute beauté, mais la présence du garçon l’entourait d’une aura d’apaisement et probablement à tord, d’une impression que rien de grave ne pouvait lui arriver.

Elle en était sure maintenant, peut importe ce qu’il allait lui arriver, elle était tombée amoureuse.

A suivre…

Le mot de l’auteur : 

Mimiko : pfffuiiii *halète* chapitre 18… bouclé !

Asuka : respire, respire !

Mimiko : Bon, oui, ce chapitre respire le mélodramatique et la guimauve… Oui ! Mais bon, hein, il est nécessaire pour la suite. C’est un peu un calme intermède avant la tempête…

Shinobu : … Je suis toujours pas ressuscité…

Mimiko : -_-‘ patience… *hum je sens que Shinobu va m’en vouloir pendant un bon bout de temps XP*

Arisa : On apparait PAS…

Umiko : héhé ! Moi si ! Moi si ! Pour une fois !

Mimiko : Comment ça pour UNE fois ? T’apparait quasiment tout le temps… Argh, je le sens pas le chapitre prochain, je vais m’arracher les cheveux à l’écrire.

Arisa : Moi aussi je le sens pas, mais pour d’autres raisons…

Mimiko : PROCHAIN EPISODE : LA FIN DE LA PREMIERE SAISON… La Clef des Mondes !

Posté par Mkat à 21:31 - Les chapitres - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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